Accueil Présidence 24/September/2021 07:30 PM

Le président Abbas devant l'assemblée générale des Nations-Unies : Nous sommes à la croisée des chemins avec l'occupation israélienne et la situation est devenue insupportable.

Le président Abbas devant l'assemblée générale des Nations-Unies : Nous sommes à la croisée des chemins avec l'occupation israélienne et la situation est devenue insupportable.
Le président Mahmoud Abbas devant l'assemblée générale des Nations-Unies

 

New-York,  le 24 septembre 2021, WAFA- Le président de l'État de Palestine, Mahmoud Abbas, a déclaré aujourd’hui devant  la 76e session de l’assemblée générale des Nations-Unies: « Nous sommes parvenus à une confrontation avec la vérité avec l'autorité d'occupation, et il semble que nous soyons à la croisée des chemins, nous en avons assez. Cette situation ne peut pas continuer et notre peuple ne peut plus la supporter

Le Président Mahmoud Abbas a ajouté  qu'Israël, la puissance occupante, avait un an pour se retirer du territoire palestinien qu'il occupe depuis 1967, y compris Jérusalem-Est, si cela n'est pas réalisé, pourquoi la reconnaissance d'Israël reste-t-elle basée sur les frontières de 1967 ?  

« Nous sommes prêts à travailler tout au long de cette année sur la délimitation des frontières et la résolution de toutes les questions du statut final sous les auspices du Quartet international et conformément aux résolutions des Nations Unies. Si cela n'est pas réalisé, pourquoi maintenir la reconnaissance d'Israël sur la base des frontières de 1967, Pourquoi maintenir cette reconnaissance?

Il a poursuivi : « Notre peuple ne se rendra pas à la réalité de l'occupation et de ses politiques et pratiques illégales. Il poursuivra son juste combat pour exercer son droit à l'autodétermination, et des options s'offrent, notamment le retour à une solution basée sur le plan de partage de la résolution 181 (II) adopté en 1947 qui donne à l'État de Palestine 44% de la terre , le double de l'espace prévu aux frontières de 1967.

Le président a averti que saper la solution à deux États basée sur la légitimité internationale ouvrira de grandes portes à d'autres alternatives qui nous seront imposées à tous par la réalité sur le terrain, à la lumière de l'échec à mettre fin à l'occupation israélienne de notre État, et à résoudre le problème des 7 millions de réfugiés palestiniens qui ont été déracinés de leurs terres en 1948, à la lumière du vol organisé des terres palestiniennes, des crimes de l'occupation et de la démolition des maisons comme moyen de coercition collective et punitions, ainsi que les meurtres, l'arrestation de milliers de personnes, dont des femmes, des enfants malades et mineurs, la poursuite du siège injuste de la bande de Gaza et la réalisation d'opérations d'annexion sous différents noms.

Le président Abbas a mis en garde la communauté mondiale que « saper la solution à deux États basée sur le droit international et les résolutions de l'ONU ouvrira la voie à d'autres alternatives qui nous sont imposées par la situation sur le terrain en raison de la poursuite de l'occupation israélienne de notre État.​​​​​​

Le Président a affirmé : Nous irons devant la Cour internationale de Justice, en tant qu'organe suprême de la justice internationale, pour prendre une décision sur la légitimité de l'occupation de la terre de l'État de Palestine, et les responsabilités des Nations Unies et les pays du monde à cet égard, et chacun devra se conformer aux résultats de ce qui sera rendu par la Cour à cet égard. Le colonialisme et l'apartheid sont interdits en droit international, et ce sont des crimes qui doivent être combattus, et un système qui doit être démantelé.

 « Nous avons maintes et maintes fois tendu nos mains pour la paix et nous ne pouvons toujours pas trouver un partenaire en Israël qui croit et accepte la solution à deux États », a ajouté le président.

Cette année marquant le 73e anniversaire de la Nakba, le président a déclaré : « Plus de la moitié du peuple palestinien a été déraciné de sa terre et privé de sa propriété à cette époque. Moi-même, ma famille et beaucoup d'autres possèdent toujours les titres de propriété de notre terre. Ces actes sont enregistrés dans les archives des Nations Unies.

« Les organes des Nations Unies concernant une solution à la question de Palestine n'ont jusqu'à présent pas été respectés et mis en œuvre, ce qui a entraîné un échec à tenir Israël pour responsable et à le sanctionner pour ses violations du droit international, permettant à Israël, qui prétend être un État démocratique, d'agir comme un État au-dessus des lois », a ajouté le président.

Il s'est engagé à poursuivre ses efforts pour libérer tous les prisonniers politiques palestiniens détenus en détention israélienne. « Je salue ici la position héroïque des prisonniers. Si l'occupation prend fin, il n'y aura plus de problème de prisonniers.

« Je réitère encore une fois que le peuple palestinien défendra son existence et son identité et ne s'agenouillera ni ne se rendra, il ne partira pas et restera sur sa terre en la défendant, en défendant son destin et en poursuivant son grand voyage vers la fin de l'occupation de la terre de l'État de Palestine et de sa capitale Jérusalem-Est.

Le président a affirmé son engagement à réaliser « l'unité de notre peuple et de notre terre et à organiser des élections législatives et présidentielles ainsi qu'au Conseil national palestinien dès que la tenue de telles élections à Jérusalem sera garantie conformément aux accords signés ».

F.N

 

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