Accueil Rapports et Enquêtes 17/April/2019 12:11 PM

La joie d’une famille assassinée deux fois par l’occupation

Ecrit par Waad Al-Kar

Traduit par Fatima Nasser

Bethléem, le 17 avril 2019, WAFA- 

A l’occasion de la journée du prisonnier, les familles des détenus vivent le cauchemar des conditions de leurs enfants dans les prisons sombres et froides de l’occupation israélienne.

La famille ‘Abu Taqatqa‘ de la localité ‘Beit-Fujjar‘ au sud de Bethléem, l’occupation lui a volé par deux fois la joie de leurs enfants, leur fille Amel âgée de 25 ans a été arrêtée après avoir été blessée par balles des forces de l’occupation alors qu’elle se rendait à Hébron, pour acheter les besoins de son mariage qui devait avoir lieu dans 20 jours, mais cinq balles ont touché son pied, son front, sa poitrine et sa main, les soldats d’occupation l’ont laissée saignée pendant des heures avant d’être  transporter à l’hôpital.

La mère d’Amel raconte avoir vu sa fille un mois après l’incident au tribunal, sur un lit incapable de bouger, six mois après elle lui a rendu visite dans la prison ‘Hacharoun’ marchant à l’aide d’une béquille soutenue par ses collègues.

Aujourd’hui, Amel a obtenu des diplômes universitaires sur les droits de l’homme et des droits humanitaires internationaux et actuellement elle prépare une licence à l’université d‘Al-Qods.

La mère a ajouté que malgré l’optimisme d’Amel et sa forte volonté comme la plupart des prisonnières, ces dernières souffrent des conditions atroces, les services pénitentiaires ont électrisé les portes, ce qui est dangereux pour les prisonnières si elles les touchent, l’ interdiction de faire entrer des vêtements d’hiver et des couvertures, de ne pas tarder dans les toilettes sinon elles seront privées de trois mois au moins des visites de leurs familles.

A son tour, le père d’Amel a évoqué que l’occupation n’a pas volé uniquement leur joie du mariage de leur fille mais aussi des fiançailles de leur fils ainé Mohamed qui a été arrêté un jour avant ses fiançailles. « Mon fils a été arrêté trois fois et condamné à deux ans et quatre mois après l’invasion de la maison par les soldats d’occupation, alors que j’ai fait savoir qu’il se marie demain, ils m’ont répondu qu’ils le savent »

Le père a ajouté que les conditions des prisonniers étaient très tendues à cause des infractions et des agressions : ‘il ne restait devant eux que d’entamer une grève ouverte de la faim afin d’obtenir leurs droits’.

Il a appelé les institutions des droits de l’homme et humanitaires d’entreprendre des démarches de soutien aux prisonniers et de faire pression sur l’occupation afin de leurs procurer une vie digne et de suivre leurs souffrances qui augmentent de jour en jour à la lumière du silence international et arabe envers la cause des prisonniers.

Le directeur de la commission des prisonniers à Bethléem, Abu Atwan, a précisé que depuis leur occupation des territoires palestiniens, les autorités israéliennes ont arrêté plus de 15 mille femmes et depuis l’Intifada Al-Qods en septembre 2000, était enregistré 1950 femmes et jeunes-filles arrêtées dont des dizaines de mineures de blessées, de malades et vieilles femmes.

Il a indiqué que l’occupation a renforcé ces deux dernières années la politique des arrestations des femmes palestiniennes.

F.N

 

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