Accueil Rapports et Enquêtes 27/January/2021 02:42 PM

Atallah liquidé de sang-froid en traversant la rue

Atallah liquidé de sang-froid en traversant la rue
Le martyr Atallah Rayyan

Par Yamen Nobani

Salfit, le 27 janvier 2021, WAFA-

Pendant que l’agent des services du renseignent israéliens informait le citoyen Muhammed Harb Rayyan, de la mort son fils Atallah (17 ans), en lui disant : « la vie de votre fils est finie », pendant ce temps, la soldate dans l’armée d’occupation, Layan Haroush assurait sa famille vivant à Londres qu’elle se trouvait sur le lieu mais elle n’a pas été blessée.

Layan, venue de Londres et engagée dans l’armée israélienne, est prête comme d’autres soldats israéliens portant la double nationalité, de tirer sur le Palestinien qui circule près d’une patrouille militaire sur les routes en Cisjordanie occupée.

Les Palestiniens meurent par les balles des soldats qui détestent tout ce qui est palestinien, il suffit qu’il passe près d’eux pour qu’ils lui tirent dessus, bien que le Palestinien est désarmé et sans défense, eux, ils sont équipés jusqu’aux dents.

Le martyr Atallah Rayyan, de la localité de Qaraweh Bani Hassan à l’ouest de Salfit au nord de la Cisjordanie occupée, est un élève du baccalauréat et a présenté hier matin son examen de technologie, notant que sa famille espérait pour lui qu’il termine ses études universitaires, mais, il est revenu mort à ses parents.

Atallah est l’un des dizaines de Palestiniens exécutés de sang-froid par les forces d’occupation israéliennes sur les routes des gouvernorats palestiniens.

Les années 2015-2020, ont témoigné d’une augmentation notable des crimes de l’occupation et des colons sur les points de contrôle militaires.

Au même endroit et sur la même route, le jeune Elias Yassin de la localité de Bedia à Salfit, a été exécuté de la même façon il y a trois ans.

Après quelques heures de sa mort, les forces d’occupation ont pris d’assaut la maison de la famille du martyr Atallah Rayyan, ont interrogé le père, ont pris les mesures de la maison et ont confisqué les biens personnels du martyr : sa carte d’identité, son portable, ses habits, ses montres, ses certificats scolaires et ses photos.

L’histoire d’Atallah est celle de la plupart des martyrs liquidés de sang-froid par l’armée israélienne qui détient leurs corps des mois et des années dans des frigidaires et prive leurs familles de leurs faire leurs adieux.

H.A/ F.N

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