Naplouse, le 10 mars 2021, WAFA- Les bulldozers d’occupation israéliens ont démoli dans la matinée plusieurs structures dans le village d'Ein Shibli, à l'est de la ville de Naplouse au nord de la Cisjordanie occupée, selon un responsable.
Ghassan Daghlas, qui surveille les activités de colonisation dans le nord de la Cisjordanie, a déclaré que les forces israéliennes ont escorté des bulldozers dans le village, où les lourdes machineries ont démoli plusieurs magasins, couvrant une superficie de 500 mètres carrés et appartenant à Jamal al-Omari, et son frère, Mazen.
Des affrontements ont éclaté lorsque les villageois ont affronté l'opération de démolition et que les troupes israéliennes ont ouvert le feu sur eux. Plusieurs villageois ont été étouffés en raison de l'inhalation du gaz lacrymogène.
Les démolitions israéliennes le mois de fevrier :
Les bulldozers d’occupation israéliens ont détruit le mois dernier 206 structures (maisons, installations industrielles, habitations, murs de soutènement et des granges) dans différentes régions des territoires palestiniens occupés.
De plus, les autorités d’occupation ont remis des avis de démolition à 63 citoyens Palestiniens.
La construction palestinienne dans les zones « C » :
En vertu des accords d'Oslo signés dans les années 1990 par Israéliens et Palestiniens, la Cisjordanie est divisée en trois secteurs. La zone A est sous contrôle exclusif palestinien, la zone B sous administration palestinienne et contrôle sécuritaire israélien et donc la zone C, sous contrôle sécuritaire et administratif exclusif d’Israël.
Selon les accords d’Oslo, cette fragmentation du territoire palestinien, qui place 60 % du territoire occupé et la seule bande de terre continue en zone C, devait initialement rester temporaire, le temps que de nouveaux accords débouchent sur la création d’un État palestinien au côté d’Israël. En vain.
L’occupation tente d’étouffer la vie des habitants des zones « C » par des mesures arbitraires dont la démolition de leurs habitations, le ravage de leurs terres agricoles et pastorales, la démolition des puits et des réseaux d’eau.
Israël refuse de permettre toute construction palestinienne dans la zone C, forçant les citoyens à construire sans obtenir des permis rarement accordés pour fournir des abris à leurs familles.
D‘autre part, Israël donne facilement aux quelque 550 000 colons juifs des permis de construire et leur fournit des routes, de l‘électricité, de l‘eau et des systèmes d‘égouts qui restent inaccessibles à de nombreux Palestiniens voisins.
La politique israélienne dans la zone C crée un "environnement hautement coercitif qui oblige les Palestiniens à partir. Une politique jugée systématique et générale, qui empêche la population palestinienne de se développer, d’accéder aux ressources en eau, aux pâturages, aux terres agricoles et même aux services de base.
Toutes ces politiques, qui ont été menées depuis des années, qu’il s’agisse des transferts de Palestiniens, des constructions de colonies, des classements de terrains en zone militaire, avaient pour but de prendre un maximum de terres avec un minimum de Palestiniens.
H.A



