Jérusalem, le 7 mai 2021, WAFA- En dernier du mois sacré du Ramadan, qui a attesté tout le mois une violence et des agressions de la part des forces d’occupation israéliennes contre les fideles musulmans, la police d’occupation impose des restrictions dans la ville de Jérusalem et à proximité pour empêcher les Palestiniens d’y arriver pour pratiquer leur droit au culte.
Depuis les heures du matin, les soldats d’occupation ont fermé les rues entourant la ville de Jérusalem et les routes menant à la mosquée d’Al-Aqsa.
Coïncidence avec ces restrictions dans la vieille ville de Jérusalem, les forces d'occupation déploient un grand nombre des unités de répression dans le quartier de Cheikh Jarrah près de la vieille ville de Jérusalem.
La nuit dernière, les résidents du Cheikh Jarrah ont vécu une nuit la plus violente depuis des années, où les forces d’occupation ont arrêté 11 Palestiniens et ont blessé 20 autres.
Ce matin, les forces d'occupation se sont déployées dans les différentes ruelles de la ville de Jérusalem, ont érigé des barrières de fer, vérifié l'identité des citoyens entrant dans la mosquée Al-Aqsa et la vieille Jérusalem, et ont détenu un certain nombre d'entre eux.
Aux points de contrôle entourant la ville occupée de Jérusalem, les forces d'occupation ont complètement empêché l'entrée de ceux qui n'avaient pas de permis d'entrée, dans le but de réduire le nombre de fidèles arrivant à la mosquée Al-Aqsa.
Le nombre de fidèles en ce Ramadan à la mosquée Al-Aqsa a été réduit de moitié par rapport au Ramadan 2019, tandis que la mosquée Al-Aqsa a été fermée l'année dernière pour empêcher la propagation de coronavirus.
Presque tous les jours du Ramadan ont témoigné des affrontements nocturnes entre la police et les fidèles à Jérusalem-Est, avec des tensions montantes sur la décision de la police d'interdire aux gens de s'asseoir sur les escaliers à l'extérieur de Bab al-Amoud, également connue sous le nom de porte de Damas, sous le couvert de mise en œuvre des restrictions relatives aux coronavirus et sa décision de déconnecter l'alimentation électrique des haut-parleurs pour l'appel à la prière dans l'enceinte de la mosquée.
Les prières du vendredi du Ramadan attirent généralement des centaines de milliers de musulmans palestiniens dans l'enceinte de la mosquée dans le passé, tandis que la pandémie de coronavirus a mis fin aux prières en 2020.
Pour de nombreux Palestiniens à Jérusalem et dans tout le territoire palestinien occupé, le Ramadan est directement lié à la mosquée Al-Aqsa.
Le complexe de la mosquée Al-Aqsa abrite à la fois le Dôme du Rocher et la mosquée Al-Aqsa et est considéré comme le troisième site le plus sacré de l'Islam. Al-Aqsa est situé à Jérusalem-Est, une partie des territoires palestiniens internationalement reconnus qui sont occupés par l'armée israélienne depuis 1967.
Depuis de nombreuses semaines, les forces d’occupation limitent et harcèlent les fidèles musulmans lors de leur chemin à la mosquée d’Al-Aqsa. Ces restrictions imposées toujours par les forces d’occupation contre les fideles musulmans ne s’appliquent pas aux colons qui profanent régulièrement dans la mosquée d’Al-Aqsa.
Israël tente, à travers l’imposition de ses restrictions à l’entrée dans la mosquée d’Al-Aqsa, de pousser les musulmans à quitter leur mosquée bénie pour y imposer son contrôle.
H.A



