Genève, le 29 août 2025, WAFA – Plus de 500 employés des Nations unies ont adressé une lettre au Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, l’exhortant à qualifier la guerre menée contre Gaza de génocide en cours.
Dans leur message, signé par un comité représentant les fonctionnaires, ils affirment que « les critères juridiques permettant de définir la situation actuelle comme un génocide sont remplis », en se fondant sur l’ampleur, la nature et la gravité des violations documentées depuis près de deux ans.
« Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme a une responsabilité légale et morale forte de dénoncer des actes de génocide », souligne la lettre, qui appelle Volker Türk à prendre une « position claire et publique ». Les signataires estiment qu’un silence face à un génocide en cours « mine la crédibilité même des Nations unies et du système international des droits de l’homme ».
Interrogé à ce sujet, le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a réaffirmé que Türk bénéficiait du plein soutien du Secrétaire général Antonio Guterres, tout en précisant que « la qualification juridique d’un génocide relève d’une autorité compétente ».
De son côté, la porte-parole du Haut-Commissariat, Ravina Shamdasani, a déclaré que « la situation à Gaza nous bouleverse jusqu’au plus profond de nous-mêmes », en rappelant les difficultés rencontrées par la Commission pour documenter les faits et alerter la communauté internationale. Elle a confirmé que « des discussions internes sont en cours sur la manière d’avancer ».
Volker Türk, qui a déjà dénoncé à plusieurs reprises les crimes de l’occupation dans la bande de Gaza et alerté sur les risques accrus d’atrocités massives, a reconnu que la lettre reflétait des « préoccupations importantes ».
« Je sais que nous partageons tous un profond sentiment d’indignation morale face aux horreurs que nous observons, ainsi qu’une frustration face à l’incapacité de la communauté internationale à mettre fin à cette situation », a-t-il écrit dans sa réponse, appelant les employés à « rester unis sous l’égide du Haut-Commissariat dans l’épreuve que nous traversons ».
H.A