Gaza, le 29 août 2025, WAFA- La famine continue de frapper la bande de Gaza. Cinq nouvelles victimes, dont deux enfants, ont succombé à la faim et à la malnutrition au cours des dernières 24 heures, selon les hôpitaux de l’enclave.
Le bilan humain s’alourdit de jour en jour : depuis la reconnaissance officielle de la famine par le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC) le 22 août, 44 décès liés à la sous-alimentation ont été enregistrés, dont six enfants. Au total, 322 personnes sont mortes de faim depuis le début de la crise, parmi elles 121 enfants.
Un rapport international publié par l’IPC, en coordination avec l’ONU et ses partenaires, alerte que la famine déjà constatée dans le gouvernorat de Gaza pourrait s’étendre à Deir al-Balah et à Khan Younès d’ici fin septembre.
Les chiffres dressent un tableau dramatique : plus d’un demi-million d’habitants vivent aujourd’hui dans des conditions « catastrophiques » (phase 5), marquées par la faim extrême, la mort et une malnutrition aiguë critique. Plus d’un million d’autres (54 % de la population) sont classés en phase 4, dite d’« urgence », et près de 400 000 personnes (20 % de la population) en phase 3, dite de « crise ».
Face à cette situation, les organisations humanitaires multiplient les alertes : sans un accès massif et immédiat à l’aide, la tragédie risque de s’aggraver dans les prochaines semaines.
H.A