Ramallah, le 5 janvier 2026, WAFA– Des institutions et organisations arabes et internationales de défense des droits humains ont exprimé leur condamnation ferme de la décision israélienne visant à empêcher plusieurs organisations humanitaires internationales de poursuivre leurs activités dans la bande de Gaza, y voyant une escalade grave qui s’inscrit dans la poursuite des politiques menées contre la population palestinienne.
Dans un communiqué conjoint, ces organisations ont estimé que la révocation des autorisations et le retrait des permis accordés aux ONG humanitaires constituent une nouvelle attaque directe contre les civils palestiniens, dans un contexte marqué par l’aggravation des politiques de siège, de privation et d’asphyxie humanitaire. Elles affirment que ces mesures visent à restreindre l’accès aux aides médicales et humanitaires essentielles, à intimider les bailleurs de fonds et à écarter les témoins internationaux des violations quotidiennes commises dans la bande de Gaza.
Les signataires ont souligné que cette offensive contre les organisations internationales intervient parallèlement aux décisions prises à l’encontre de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), estimant qu’elle fait partie d’un plan global visant à saper la question des réfugiés palestiniens, à remettre en cause le droit au retour et à se soustraire aux responsabilités juridiques et morales de la communauté internationale, dans un contexte de soutien américain direct à ces politiques.
Les organisations ont mis en garde contre les conséquences du silence international, qu’elles considèrent comme une menace sérieuse pour ce qu’il reste des principes humanitaires universels. Elles ont insisté sur le fait que ces mesures ne constituent pas seulement une violation du droit international, mais également une tentative délibérée de criminaliser l’action humanitaire, d’intimider les organisations indépendantes et de tarir leurs sources de financement.
Le communiqué appelle la communauté internationale, les Nations Unies, les gouvernements, les missions diplomatiques et les représentations étrangères à intervenir immédiatement et à adopter une position claire et ferme pour rejeter cette décision israélienne qualifiée de recul moral et historique dangereux.
Les organisations ont également exhorté la communauté internationale à assumer pleinement ses responsabilités juridiques et éthiques afin d’empêcher l’entrée en vigueur de cette décision, dont l’application effective est prévue pour le début de l’année 2026. Elles ont souligné que la poursuite du travail des organisations humanitaires internationales, face à la catastrophe humanitaire que connaissent Gaza et la Cisjordanie, constitue une obligation légale et morale non négociable.
Par ailleurs, les États parties aux Conventions de Genève ont été appelés à agir de toute urgence pour contraindre Israël à annuler sa décision, à mettre fin aux procédures de retrait des licences et à garantir la continuité des activités humanitaires sans entrave. Les organisations ont également demandé aux gouvernements des pays auxquels appartiennent les ONG visées d’exercer une pression diplomatique directe sur Israël, estimant que cette décision constitue une atteinte aux droits de leurs ressortissants et à leur souveraineté.
Le communiqué est signé par 43 organisations et institutions de défense des droits humains et humanitaires issues de Palestine, du monde arabe, d’Europe et d’Amérique latine.
H.A



