Haïfa, le 9 janvier 2026, WAFA - Un jeune homme d’une trentaine d’années a été abattu par des policiers israéliens à l’aube de ce vendredi dans la localité d’Ibtin, dans la région de Haïfa, à l’intérieur des territoires de 1948.
Selon des sources locales, la victime a été identifiée comme Sham Shami, originaire d’Acre et résidant à Ibtin chez sa mère, dans la maison de ses proches maternels.
Parallèlement, des manifestants ont de nouveau bloqué un tronçon de la route 79, près de Bir al-Maksur, pour le deuxième jour consécutif, en protestation contre le meurtre perpétré mercredi dernier à Shefa-Amr, qui a coûté la vie à trois habitants de la ville. Jeudi soir, des centaines de résidents de Tur’an et des localités voisines ont également manifesté sur la route 77, à l’intersection menant au village, pour dénoncer l’escalade des crimes violents dans la société palestinienne à l’intérieur d’Israël, après le meurtre d’un père et de son fils âgé de 16 ans.
Les homicides et les violences se multiplient à un rythme alarmant au sein de la communauté palestinienne des territoires de 1948. En ce neuvième jour de la nouvelle année, 13 meurtres ont déjà été enregistrés, dans un climat marqué par l’insécurité et l’absence de contrôle.
L’année 2025 avait déjà atteint un record tragique, avec 252 victimes de crimes violents, alors que des accusations persistantes visent la police israélienne, accusée de laxisme, voire de complicité avec le crime organisé, et d’incapacité à assurer la sécurité des citoyens arabes.
L’année écoulée a également été marquée par une hausse sans précédent des féminicides (23 meurtres), ainsi que par 12 meurtres d’enfants de moins de 18 ans, auxquels s’ajoutent des victimes tombées sous des balles perdues, des erreurs fatales ou lors d’interventions policières – un tableau quotidien qui illustre l’expansion dramatique de la violence et la prolifération incontrôlée des armes.
H.A



