Ramallah, 11 mars 2026 (WAFA) – Le Comité des libertés du Syndicat des journalistes palestiniens a enregistré 122 violations, attaques et crimes contre des journalistes et des institutions médiatiques palestiniennes au cours du mois de février 2026, dans un contexte de politiques continues de restriction et de ciblage direct du travail journalistique, en particulier lors de la couverture d'événements sur le terrain en Cisjordanie et à Jérusalem.
Les données de surveillance et de documentation publiées par le comité ont montré que les forces d'occupation israéliennes ont continué à cibler systématiquement les équipes de presse en les empêchant de couvrir l'actualité sur le terrain, en tirant à balles réelles, en utilisant des gaz lacrymogènes et des bombes sonores, en plus de procéder à des arrestations, des convocations et diverses mesures punitives, dans le but d'entraver la transmission de la vérité et de restreindre le travail des médias.
Selon le rapport, les cas d'entrave à la couverture médiatique et de détention d'équipes de presse figuraient en tête de liste des violations, avec 52 cas d'empêchement de journalistes d'exercer leur métier et de détention de journalistes dans l'exercice de leurs fonctions, dans différents endroits, notamment dans des zones d'incursions militaires ou lors de la couverture d'attaques de colons.
Le comité a également recensé 17 cas d'expulsion arbitraire de journalistes qui couvraient des événements dans les cours et aux alentours de la mosquée Al-Aqsa, dans le cadre d'une politique visant à limiter la couverture médiatique de ce qui se passe à Jérusalem et à la mosquée Al-Aqsa, en particulier avant le début du mois de Ramadan.
Le rapport a également recensé huit cas d'utilisation de gaz lacrymogènes et de grenades assourdissantes contre des journalistes, ainsi que six cas de tirs directs sur des équipes de presse lors de reportages sur le terrain, constituant une menace directe pour leur vie et leur sécurité.
Concernant les arrestations et les poursuites judiciaires, le Comité pour les libertés a documenté sept cas d'arrestation de journalistes, six cas de comparution devant les tribunaux et six cas de convocation et d'interrogatoire. Le Comité a qualifié ces actions d'instrumentalisation de procédures judiciaires arbitraires pour faire pression sur les journalistes et restreindre leur travail.
Les violations recensées incluent également cinq perquisitions aux domiciles de journalistes et de médias, ainsi que cinq blocages de sites d'information en ligne, une mesure visant à restreindre la diffusion de contenus médiatiques palestiniens.
Par ailleurs, le rapport documente quatre cas de destruction et de confiscation de matériel journalistique, trois cas d'agressions physiques contre des journalistes dans l'exercice de leurs fonctions, deux cas d'amendes infligées à des journalistes et un cas d'empêchement de voyager pour un journaliste.
Le Comité pour les libertés du Syndicat des journalistes palestiniens a confirmé que ces chiffres témoignent d'une dangereuse escalade des violations commises contre les journalistes palestiniens. Le Comité a souligné que le ciblage des journalistes constitue une violation flagrante du droit international humanitaire et des conventions internationales garantissant la liberté de la presse et protégeant les journalistes dans l'exercice de leurs fonctions.
Le Comité a appelé les organisations internationales œuvrant pour la liberté de la presse et les droits humains à intervenir d'urgence afin d'assurer la protection des journalistes palestiniens, de faire pression sur les autorités d'occupation pour qu'elles cessent les violations dont ils sont victimes et de garantir qu'ils puissent exercer leur métier librement et en toute sécurité.
R.N



