Jérusalem, le 24 mars 2026, WAFA- Le département des affaires de Jérusalem de l’Organisation de libération de la Palestine a condamné la notification par les autorités d’occupation de sept maisons palestiniennes habitées dans le quartier est du village de Qalandia, au nord de la ville occupée de Jérusalem, pour évacuation en vue de leur démolition dans un délai ne dépassant pas 21 jours, sous prétexte de construire sans permis, alors que les maisons sont debout depuis des décennies et abritent des dizaines de citoyens.
Le département a confirmé dans un communiqué de presse, ce mardi, que ces mesures s’inscrivent dans le cadre d’une politique israélienne systématique visant la présence palestinienne dans la ville occupée, et constituent une extension des démolitions et restrictions visant à vider Jérusalem de sa population d’origine, par l’utilisation d’outils administratifs et juridiques pour imposer un déplacement forcé et changer la réalité démographique et géographique.
Le département a expliqué que les autorités d’occupation utilisent délibérément le prétexte de « construire sans permis » comme un outil pour légitimer la politique de démolition, à la lumière d’un système de planification discriminatoire qui restreint l’octroi de permis de construire aux Palestiniens, les forçant à construire pour répondre à leurs besoins de logement, puis les poursuivant en démolissant leurs maisons et en leur imposant de lourdes amendes.
Le département a souligné que l’escalade de la politique de démolition des maisons dans les environs de Jérusalem vise à réduire la présence de la population palestinienne, isoler les quartiers de Jérusalem de leur extension naturelle, imposer des faits sur le terrain qui servent les plans coloniaux, et miner les chances de parvenir à une solution politique basée sur des résolutions de légitimité internationale.
Il a mis en garde contre les graves répercussions de la poursuite de cette politique, tant sur le plan humanitaire que social, du fait de l’escalade des taux de déplacement forcé et du déplacement des familles palestiniennes, et sur le plan politique à la lumière de la consolidation de la politique d’annexion rampante et de l’imposition d’un fait accompli, qui menace les chances de mettre en œuvre la solution à deux États.
De plus, le Département des affaires de Jérusalem a tenu le gouvernement d’occupation entièrement responsable de ces violations et de leurs répercussions, appelant la communauté internationale et les institutions des Nations Unies à intervenir d’urgence pour mettre fin à la politique de démolitions de maisons et de déplacements forcés, et pour fournir une protection internationale au peuple palestinien.
N.S



