Ramallah, le 5 avril 2026, WAFA – La Journée de l’enfant palestinien est commémorée cette année alors que les cris des enfants de Palestine continuent de s’élever face à un silence international incapable de mettre fin à la machine de mort et de destruction.
Cette journée, observée le 5 avril, intervient dans un contexte de conditions particulièrement dures et de défis sans précédent, qui confirment que la volonté de vivre et d’apprendre est plus forte que l’arsenal de l’occupation et les crimes des colons.
Au cours des deux dernières années, les enfants palestiniens ont été exposés à une guerre d’extermination systématique visant leur existence et leur droit fondamental à la vie, à travers les attaques des forces d’occupation et les agressions de colons ayant ciblé plusieurs écoles dans différentes régions.
Selon les statistiques, plus de 19 000 élèves enfants ont été tués ; ils n’étaient pas de simples chiffres, mais des rêves brisés et des trajectoires de vie interrompues.
Dans la bande de Gaza, des centaines de milliers d’enfants vivent sans abri pour les protéger ni sécurité pour apaiser leurs jeunes esprits. Ils font face à la faim, à la maladie et à des déplacements répétés, dans ce qui est décrit comme l’une des plus graves crises humanitaires touchant l’enfance à l’époque contemporaine.
Dans ce contexte, le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur affirme que le ciblage des écoles et des institutions éducatives ne le détournera pas de sa mission. Il poursuit ses efforts à travers des écoles virtuelles et des points d’apprentissage temporaires afin d’assurer la continuité du processus éducatif et d’éviter qu’une génération entière ne soit privée de son droit à l’éducation.
Le ministère œuvre également à soutenir les élèves en dehors de la bande de Gaza et à mettre en place des interventions spécifiques pour les enfants déplacés dans les gouvernorats de Jénine et de Tulkarem.
Il considère que la détermination des élèves à poursuivre leurs études sous des tentes et au milieu des décombres constitue la réponse la plus forte aux tentatives d’ignorance et d’éradication du savoir. Il affirme qu’il poursuivra ses efforts pour soutenir les enfants déplacés des camps dans le nord de la Cisjordanie et renforcer les parcours de développement de l’éducation à travers des écoles de ressources éducatives ouvertes et d’autres initiatives garantissant un enseignement de qualité, équitable, et remédiant aux pertes d’apprentissage.
Le ministère accorde en outre une attention particulière aux enfants en situation de handicap, dont les souffrances se sont aggravées à la suite des nouvelles blessures causées par l’offensive et les attaques des forces d’occupation et des colons, à travers des programmes de réhabilitation et d’éducation spécialisés, ainsi qu’un soutien psychosocial visant à assurer leur inclusion et leur autonomisation.
À l’occasion de la Journée de l’enfant palestinien, le ministère a lancé un appel urgent à la communauté internationale et aux institutions de défense des droits humains, notamment l’UNICEF, demandant :
la mise en place d’une protection internationale immédiate pour sauver les enfants de Gaza encore en vie du risque de mort et de famine ;
le soutien à la continuité et à l’amélioration de l’éducation en tant que droit fondamental inaliénable, ainsi qu’une aide à la reconstruction des établissements éducatifs détruits ;
la dénonciation des pratiques de l’occupation et des violations commises par les colons à l’encontre des enfants et des élèves, et leur mise en lumière dans toutes les instances internationales.
En conclusion de son communiqué, le ministère souligne que les enfants de Palestine, malgré leurs blessures, resteront un symbole d’espoir et une boussole, affirmant qu’il poursuivra ses efforts pour défendre leur droit à une éducation sûre et à une vie digne, à l’égal des enfants du monde entier.
H.A



