Ramallah, le 5 avril 2026, WAFA – Le ministère palestinien des Waqfs et des Affaires religieuses a publié un rapport détaillé faisant état d’une intensification marquée des violations israéliennes visant les lieux saints musulmans et chrétiens au cours du mois de mars, en particulier durant le mois de Ramadan.
Selon le rapport, la Mosquée Al-Aqsa est restée totalement fermée pendant 37 jours consécutifs, les fidèles étant empêchés d’accéder à ses esplanades et salles de prière, y compris lors des prières du vendredi, des dix dernières nuits du Ramadan et de l’Aïd al-Fitr. Cette fermeture s’est accompagnée d’un important déploiement des forces israéliennes autour du site et aux entrées de la Vieille Ville de Jérusalem, ainsi que de la fermeture de nombreux commerces.
Le document recense également 24 incursions dans l’enceinte de la mosquée, ainsi que des affrontements avec des fidèles, notamment dans la zone de Bab al-Sahira, où des grenades assourdissantes ont été utilisées et plusieurs jeunes arrêtés. Il fait aussi état de la chute de débris de missiles dans l’enceinte du site, sans faire de blessés. Par ailleurs, des groupes prônant la construction du « Temple » ont intensifié leurs appels à des rituels religieux à l’intérieur du site, notamment à l’approche de la Pâque.
Concernant le Mosquée Ibrahimi, à Hébron, le rapport fait état de restrictions quotidiennes, dont l’interdiction de l’appel à la prière à 68 reprises au cours du mois, ainsi que de retards délibérés imposés aux muezzins et de contrôles jugés humiliants à l’entrée du site.
Le ministère signale également la fermeture du sanctuaire pendant six jours en mars, accompagnée de limitations strictes du nombre de fidèles, parfois réduits à 50 personnes, entravant fortement la liberté de culte.
Le rapport évoque en outre des violations dans d’autres lieux de culte, dont des incursions dans des mosquées en Cisjordanie, ainsi que l’incendie de la mosquée « Mohammed Fayad » dans la localité de Duma. Il mentionne également des atteintes à des terres waqf et des restrictions visant des sites chrétiens, notamment l’Église du Saint-Sépulcre.
Le ministère estime que ces mesures dépassent le cadre de restrictions sécuritaires temporaires et s’inscrivent dans une politique visant à renforcer le contrôle sur les lieux saints, à limiter l’accès des fidèles et à modifier le statu quo historique et juridique. Il appelle la communauté internationale à assumer ses responsabilités pour protéger les sites religieux et garantir la liberté de culte.
H.A



