Jérusalem, le 5 avril 2026, WAFA – Le gouvernorat de Jérusalem a signalé que sept tentatives documentées d'introduire des animaux en sacrifice pascal dans la mosquée Al-Aqsa, ont été recensées cette année, à l'occasion de la Pâque juive.
Il s'agit du nombre le plus élevé enregistré depuis 1967.
Dans un bref communiqué publié dimanche soir, le gouvernorat a indiqué que des colons, lors de deux tentatives distinctes, étaient parvenus à introduire le sacrifice dans la Vieille Ville de Jérusalem occupée.
Le gouvernorat avait déjà mis en garde contre les tentatives de groupes de colons d'introduire des animaux en sacrifice dans la Vieille Ville, qualifiant ces actes d'escalade visant à imposer de nouveaux rituels religieux coloniaux pendant la Pâque juive, alors que la mosquée Al-Aqsa reste fermée par l'occupation israélienne depuis 37 jours consécutifs.
Le Gouvernorat a souligné que ces tentatives représentent le comble de l'exploitation des rituels religieux comme outil colonial pour judaïser la mosquée Al-Aqsa, dans le but de la désigner comme le site du prétendu Temple en sacrifiant un agneau ou une chèvre dans son enceinte, servant de précurseur symbolique à l'établissement physique du Temple sur l'ensemble de la mosquée, selon le récit de la Torah.
Il a été ajouté que des organisations se réclamant du « Temple » exploitent la fermeture prolongée et sans précédent de la mosquée Al-Aqsa pour mener d'intenses campagnes de propagande via leurs plateformes officielles, utilisant des images et des vidéos générées par intelligence artificielle afin de mobiliser leur public extrémiste et d'imposer par la force le rituel du sacrifice.
Le gouvernorat de Jérusalem a appelé à une action urgente aux niveaux local et international pour mettre un terme aux tentatives d'imposer des sacrifices d'animaux et des mesures de judaïsation à la mosquée Al-Aqsa, garantir la protection des lieux saints contre toute tentative de saper leur identité et leur statut islamiques, et lever la fermeture de la mosquée Al-Aqsa.
Les autorités d'occupation israéliennes maintiennent la fermeture de la mosquée Al-Aqsa et de l'église du Saint-Sépulcre pour le 37e jour consécutif, invoquant un « état d'urgence » et des raisons de sécurité.
Les autorités d'occupation israéliennes exploitent le prétexte de l'« état d'urgence » et des conditions sécuritaires pour renforcer leur contrôle sur la mosquée Al-Aqsa, alors même que les appels populaires et jérusalémites se multiplient pour se rassembler aux points de rassemblement les plus proches et aux barrages militaires environnants, afin de briser le siège imposé et d'obtenir sa réouverture.
Pour la neuvième fois depuis 1967, l'occupation israélienne a fermé la mosquée Al-Aqsa un vendredi, laissant ses cours, ses salles de prière et ses couloirs largement désertés, à l'exception d'un petit nombre d'employés du Département du Waqf islamique.
Le vendredi 3 avril marquait le cinquième vendredi consécutif de fermeture.
F.N


