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Accueil international 09/April/2026 07:31 PM

Réactions internationales à la législation israélienne imposant la peine de mort aux Palestiniens

Réactions internationales à la législation israélienne imposant la peine de mort aux Palestiniens

Nicosie, le 9 avril 2026, WAFA – L’ambassade de l’État de Palestine à Chypre a organisé une conférence de presse intitulée « La peine de mort pour les Palestiniens : une violation flagrante du droit international et des droits humains ». Parmi les participants figuraient l’ambassadeur de Palestine, Abdullah Attari, l’ancien directeur de l’Autorité palestinienne de l’eau, Shaddad Attili, le professeur de sociologie et directeur du Centre pour les droits fondamentaux de l’Université de Nicosie, Nikos Trimikliniotis, et le député chypriote et président de la Commission parlementaire des droits de l’homme, Giorgos Kokoumas.

Les participants ont réaffirmé leur rejet de la loi adoptée par la Knesset israélienne instituant la peine de mort, la jugeant discriminatoire envers les Palestiniens et contraire au droit international et aux droits humains fondamentaux.

Lors de la conférence, ils ont annoncé le lancement d’une initiative internationale de surveillance de la torture et des conditions de détention des prisonniers palestiniens. Cette initiative, à laquelle participent des universitaires et des experts des droits humains, vise à documenter les violations et à renforcer les mécanismes internationaux de responsabilisation.

L’ambassadeur Attari a déclaré que cette législation est profondément préoccupante compte tenu du désintérêt croissant de la communauté internationale pour la question palestinienne, évoquant la poursuite de l’expansion des colonies en Cisjordanie et l’aggravation de la crise humanitaire dans la bande de Gaza.

De son côté, M. Atili a souligné que cette loi ne constitue pas une mesure isolée, mais représente un défi direct au système juridique international, appelant la communauté internationale à intervenir d’urgence pour protéger le droit international et empêcher la perpétuation des violations.

Pour sa part, Trimikliniotis a considéré cette législation comme une violation flagrante du droit à la vie et des principes d'un procès équitable, notamment compte tenu des procès de Palestiniens devant des tribunaux militaires. Il a insisté sur la nécessité de mesures internationales concrètes, incluant la responsabilisation et des sanctions.

Le député Georgios Kokoumas a mis en garde contre l'instauration d'un système juridique discriminatoire à deux vitesses, rappelant qu'environ 9 500 Palestiniens sont détenus dans les prisons israéliennes, dont des milliers sans procès. Il a appelé l'Union européenne à adopter une position ferme contre cette nouvelle législation.

Les intervenants ont conclu la conférence en appelant la communauté internationale à dépasser les simples condamnations verbales et à prendre des mesures concrètes pour protéger les droits humains et garantir le respect du droit international.

F.N

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