Ramallah, le 1er mai 2026, WAFA– Ahmad Abu Holi, membre du Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et responsable du Département des affaires des réfugiés, a affirmé que les travailleurs palestiniens ont toujours incarné un modèle de résilience nationale et de volonté inébranlable, malgré les attaques directes visant leur droit au travail et à une vie digne.
Dans un communiqué publié à l’occasion de la Journée internationale des travailleurs, il a souligné que les travailleurs palestiniens ont continué à jouer un rôle national et humanitaire de premier plan dans les conditions les plus difficiles, que ce soit dans les camps de réfugiés ou dans les villes et villages, en restant attachés à leur droit de vivre sur leur terre et à défendre leur identité face aux politiques de déplacement, de marginalisation et de blocus systématique.
Il a indiqué que le 1er mai de cette année dépasse le cadre d’une simple commémoration syndicale, devenant un appel urgent à la conscience internationale pour mettre fin à ce qu’il a qualifié de guerre d’extermination et de déplacement visant l’existence palestinienne, ayant causé la mort de milliers de travailleurs.
Abu Holi a dénoncé une « guerre ouverte » menée contre les travailleurs palestiniens, affectant leur subsistance, leur droit au travail, à la mobilité et à la sécurité, à travers les politiques de fermeture, de siège, de restriction de mouvement et de destruction des secteurs économiques et productifs, ainsi que des infrastructures et sources de revenus.
Il a précisé que des centaines de milliers de travailleurs, notamment dans les camps de réfugiés, ont perdu leurs emplois et leurs moyens de subsistance en raison de l’agression continue et du blocus, transformant leurs lieux de travail en ruines. Malgré cela, ils continuent de faire preuve d’une résilience remarquable.
Il a également alerté sur la forte hausse de la pauvreté et du chômage dans les camps de réfugiés, où le taux de chômage dépasse 80 %, dans un contexte d’effondrement économique et de perte massive de revenus pour des dizaines de milliers de familles, ce qui fait craindre une crise sociale et humanitaire majeure.
Abu Holi a mis en garde contre les conséquences de la crise financière touchant l’UNRWA, soulignant que toute réduction de ses services aurait un impact direct sur l’aide, l’emploi, l’éducation et la santé. Il a estimé que les pressions visant l’agence ont pour objectif de liquider la question des réfugiés et d’aggraver les conditions des travailleurs et employés qui constituent la base des services essentiels fournis à des millions de Palestiniens.
Il a appelé à une intervention internationale urgente pour mettre fin à l’agression, garantir des perspectives de travail décent, soutenir l’économie palestinienne et les programmes d’emploi, et protéger la dignité des travailleurs.
Enfin, il a exhorté la communauté internationale, les pays donateurs, les institutions des Nations unies, l’Organisation internationale du travail et les syndicats mondiaux à assumer leurs responsabilités juridiques, humanitaires et morales, en assurant une protection aux travailleurs palestiniens, en soutenant l’UNRWA, en lançant des programmes d’emploi d’urgence et durables pour les jeunes, diplômés et travailleurs des camps, et en exerçant des pressions pour ouvrir les passages, lever les restrictions et garantir la liberté de mouvement et de travail sans entraves, tout en renforçant les mécanismes de protection sociale et de soutien d’urgence aux familles.
H.A



