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Mansour appelle à la protection du peuple palestinien, à la fin de l’occupation et à l’instauration d’une paix juste

New York, le 11 juin 2026, WAFA– Le représentant permanent de l’État de Palestine auprès des Nations unies, le ministre Riyad Mansour, a souligné l’importance de parvenir à une paix juste et durable conformément aux résolutions pertinentes des Nations unies, notamment l’Initiative de paix arabe et la Déclaration de New York.

S’exprimant lors d’un débat public du Conseil de sécurité consacré au maintien de la paix et de la sécurité internationales, sous le thème « Faire progresser les solutions politiques au Moyen-Orient : médiation et dialogue pour une paix durable », Mansour a insisté sur la nécessité de garantir la protection des civils palestiniens.

La réunion était présidée par le président de la Colombie, Gustavo Petro, dont le pays assure la présidence du Conseil de sécurité pour le mois de juin.

Le diplomate palestinien a dénoncé la poursuite des bombardements israéliens dans la bande de Gaza malgré l’annonce d’un cessez-le-feu, ainsi que les violations et agressions commises contre les Palestiniens en Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem-Est, par les forces israéliennes et les colons.

Mansour a affirmé que la médiation internationale constitue un instrument essentiel pour la résolution des conflits, soulignant que son efficacité dépend du respect du droit international, de l’obligation de rendre des comptes et de l’existence de mécanismes de mise en œuvre capables de garantir le respect des engagements par toutes les parties.

Il a rappelé que les efforts de médiation avaient permis de dégager six principes fondamentaux inscrits dans l’accord de cessez-le-feu et dans la résolution 2803 du Conseil de sécurité. Ces principes prévoient notamment le respect intégral du cessez-le-feu, l’acheminement de l’aide humanitaire conformément au droit international, le rejet de l’occupation, de l’annexion et des déplacements forcés de population, la réunification de la Cisjordanie et de la bande de Gaza sous l’autorité de l’Autorité palestinienne, ainsi que la garantie du droit du peuple palestinien à l’autodétermination et à l’indépendance de son État.

Selon lui, malgré l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, Israël a poursuivi ses opérations militaires, entraînant la mort de près d’un millier de Palestiniens.

Le représentant palestinien a également accusé Israël d’entraver l’acheminement de l’aide humanitaire, d’imposer des restrictions sévères aux activités des Nations unies et des organisations non gouvernementales, et d’étendre son contrôle sur près de 70 % du territoire de la bande de Gaza dans le but, selon lui, de l’annexer totalement.

Il a par ailleurs affirmé que l’Autorité nationale palestinienne faisait l’objet d’une campagne visant à l’affaiblir et à compromettre son fonctionnement.

En conclusion, Mansour a estimé qu’il était temps pour la communauté internationale de mettre un terme à ce qu’il a qualifié de « politique coloniale israélienne », affirmant que ses répercussions ne se limitent pas au territoire palestinien mais s’étendent également au Liban et à la Syrie.

Il a réitéré son appel à la fin de l’occupation israélienne, au respect de la souveraineté des États et du droit international, ainsi qu’au renforcement des efforts internationaux en faveur d’une paix juste, globale et durable garantissant la sécurité, la stabilité et la prospérité de tous les peuples de la région.

H.A

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