Ramallah, le 14 juin 2026, WAFA – Les autorités israéliennes ont informé dimanche la famille du prisonnier palestinien Imad Rajeh Sarhan, âgé de 47 ans et originaire de la ville de Haïfa dans les territoires de 1948, de son décès dans la prison de Gilboa, après avoir été victime d’une crise cardiaque la veille, sans fournir davantage de précisions sur les circonstances de sa mort.
Selon la Commission des affaires des détenus et des ex-détenus et le Club des prisonniers palestiniens, Sarhan était détenu depuis le 15 octobre 2001 et purgeait une peine de prison à perpétuité. Les deux organisations affirment qu’il avait été soumis, au début de sa détention, à de longs interrogatoires accompagnés de méthodes de torture, ayant entraîné de graves séquelles de santé aggravées par des années d’isolement.
Les mêmes sources indiquent qu’il souffrait de maladies chroniques du cœur et des vaisseaux sanguins, ainsi que d’hypertension, et qu’il s’était déplacé ces dernières années en fauteuil roulant en raison de la détérioration de son état de santé.
Dans un communiqué, les deux institutions ont qualifié Sarhan de victime de « négligence médicale systématique » et de « politiques de torture » à l’encontre des détenus palestiniens dans les prisons israéliennes, particulièrement depuis l’escalade du conflit en cours. Elles dénoncent également des conditions de détention plus dures, marquées selon elles par la privation de soins, la torture, la faim et l’isolement.
Les organisations palestiniennes affirment qu’avec la mort de Sarhan, le nombre de détenus palestiniens décédés dont l’identité a été confirmée depuis le début du conflit s’élève à 90, tandis que le nombre total de prisonniers palestiniens morts depuis 1967 atteint 327.
Elles appellent enfin la communauté internationale à prendre des mesures concrètes pour mettre fin à l’impunité et demander des comptes aux responsables israéliens concernant le traitement des prisonniers palestiniens.
H.A



