New York, le 25 septembre 2026, WAFA— Le Premier ministre irlandais, Micheál Martin, a estimé jeudi que la communauté internationale avait failli à ses responsabilités envers le peuple palestinien, dénonçant la poursuite des violences, les restrictions imposées à l’aide humanitaire et l’expansion des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée.
S’exprimant devant l’Assemblée générale des Nations unies à New York, M. Martin a également averti que l’ordre juridique international était soumis à une « pression énorme », estimant que le déni des droits fondamentaux de millions de personnes constituait l’un des principaux défis de l’époque actuelle.
Le Premier ministre irlandais a salué la première phase du plan de paix pour la bande de Gaza, conclue en octobre dernier, mais a estimé qu’elle n’avait pas fondamentalement modifié la situation sur le terrain. Il a notamment évoqué la poursuite des opérations militaires israéliennes, les restrictions concernant l’acheminement de l’aide humanitaire et les souffrances persistantes de la population civile.
« Nous, la communauté internationale, avons failli à notre devoir envers la Palestine », a déclaré M. Martin, faisant référence à la situation des civils à Gaza et en Cisjordanie occupée.
Il a également affirmé que la pleine étendue des événements survenus à Gaza finirait par être connue, évoquant la nécessité de rassembler les preuves et d’entendre les témoignages. « Personne ne pourra dire que nous ne savions pas », a-t-il déclaré.
Concernant la Cisjordanie occupée, M. Martin a condamné l’expansion des colonies israéliennes, qu’il a qualifiées d’illégales, estimant que leur développement compromettait les perspectives d’une paix juste et durable.
« Ce à quoi nous assistons sur le terrain, c’est à une tentative délibérée de certains de rendre impossible la perspective d’une solution à deux États », a-t-il déclaré, attribuant au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu l’opposition à la création d’un État palestinien.
M. Martin a notamment fait référence à des déclarations attribuées à M. Netanyahu contre l’établissement d’un État palestinien, ainsi qu’à l’approbation par Israël de projets de développement dans la zone E1, en Cisjordanie occupée.
Le Premier ministre irlandais a par ailleurs réaffirmé le soutien de son pays à la Cour pénale internationale (CPI), soulignant que les auteurs de crimes de guerre ne devaient bénéficier d’« aucune impunité ». Il a également appelé au retrait des mesures susceptibles, selon lui, d’affaiblir le fonctionnement de la Cour.
L’Irlande a officiellement reconnu l’État de Palestine en mai 2024, aux côtés de l’Espagne et de la Norvège, rejoignant ainsi les États membres de l’ONU ayant reconnu l’État palestinien.
H.A



