Ramallah, le 28 septembre 2026, WAFA— Le porte-parole officiel de la présidence palestinienne, Nabil Abou Rudeineh, a mis en garde contre la gravité de l’escalade israélienne systématique visant la ville de Jérusalem-Est occupée et ses lieux saints, soulignant que la poursuite, pour le troisième jour consécutif, des incursions de colons extrémistes et de ministres du gouvernement israélien dans la mosquée Al-Aqsa constitue une tentative vouée à l’échec d’imposer de nouvelles réalités, qui ne conférera aucune légitimité à l’occupation.
Il a ajouté que ces incursions, qu’il a qualifiées de provocatrices et condamnables, constituaient une violation flagrante du statu quo historique et juridique en vigueur. Selon lui, le gouvernement israélien cherche à imposer une politique du fait accompli visant l’identité de Jérusalem ainsi que ses lieux saints musulmans et chrétiens.
Abou Rudeineh a souligné que ces pratiques ne changeraient rien au fait établi que Jérusalem-Est est un territoire palestinien occupé et que la mosquée Al-Aqsa, dans l’intégralité de son enceinte, d’une superficie de 144 dounams, est exclusivement un lieu de culte relevant des musulmans et ne saurait faire l’objet d’un partage ou d’un quelconque partenariat, quelles que soient les circonstances.
Abou Rudeineh a tenu le gouvernement israélien pleinement responsable des graves conséquences de ces politiques, estimant qu’elles pousseraient l’ensemble de la région vers davantage de tensions et risqueraient de provoquer une nouvelle explosion de violence.
Il a conclu en affirmant que les mesures israéliennes ne sauraient créer de droit ni de légitimité dans la ville de Jérusalem-Est occupée, « où l’histoire dort sous une terre chargée de préoccupations, de souffrances et de sacralité », et qu’elles ne parviendront pas à remettre en cause le droit palestinien à Jérusalem comme capitale de l’État palestinien indépendant.
H.A


