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Accueil Occupation 28/September/2026 02:27 PM

Jérusalem : les fêtes juives accentuent les pertes des commerçants de la vieille ville

Jérusalem : les fêtes juives accentuent les pertes des commerçants de la vieille ville

Jérusalem, le 28 septembre 2026, WAFA — Le gouvernorat de Jérusalem a indiqué que les commerces palestiniens de la ville, notamment dans la vieille ville et aux abords de la mosquée Al-Aqsa, font face à des conditions économiques de plus en plus difficiles en raison des fermetures, des restrictions de circulation, des attaques et des mesures mises en place à l’occasion des fêtes juives.

Cette situation intervient alors que les commerçants connaissent, depuis le 7 octobre 2023, une crise économique majeure provoquée notamment par l’effondrement de l’activité touristique et la forte baisse du nombre de visiteurs.

Dans un communiqué, le gouvernorat a précisé que les répercussions des fêtes juives ne se limitent pas à la fermeture des routes et aux restrictions imposées aux déplacements des habitants. Elles affectent directement les revenus des commerçants, des restaurateurs, des commerces touristiques, des hôtels et des artisans, ainsi que ceux des professionnels du transport et des services liés au tourisme.

Certains commerçants sont contraints de fermer leurs établissements pendant les jours de fête, soit en raison des mesures et restrictions imposées par les autorités israéliennes, soit par crainte que leurs commerces et leurs biens ne soient attaqués ou endommagés lors des marches et rassemblements organisés par des colons dans la vieille ville et ses environs, a ajouté le gouvernorat.

Une pression accrue sur les marchés de la vieille ville :

Selon le gouvernorat, le même scénario se répète de manière préoccupante dans les marchés de Jérusalem à chaque période de fêtes : fermeture des rues, restrictions de circulation et perturbations aux entrées de la vieille ville limitent l’accès des habitants aux commerces et aux marchés.

Les commerçants palestiniens se retrouvent ainsi face à un choix particulièrement difficile : maintenir leurs magasins ouverts dans un contexte de fortes tensions sécuritaires, ou les fermer et subir une journée supplémentaire de pertes de revenus.

Une crise touristique qui perdure depuis le 7 octobre 2023 :

Le gouvernorat de Jérusalem a souligné que ces difficultés interviennent alors que le secteur touristique de la ville traverse déjà une crise sans précédent depuis le 7 octobre 2023. La guerre, les restrictions sécuritaires et politiques qui l’accompagnent ainsi que la baisse de l’activité touristique ont lourdement affecté les secteurs du tourisme et du commerce à Jérusalem.

Le secteur touristique constitue l’un des principaux piliers de l’économie de Jérusalem, a-t-il ajouté. Les répercussions de la crise ne se limitent pas aux hôtels et aux commerces touristiques, mais touchent également les guides, les chauffeurs d’autobus et de taxis, les restaurants et cafés, les magasins de souvenirs et d’artisanat, les propriétaires immobiliers ainsi que les travailleurs et d’autres activités dépendant du tourisme.

Le gouvernorat a indiqué que les données issues de l’évaluation économique de la vieille ville témoignaient de l’ampleur des dommages subis par les commerces touristiques. Les activités commerciales liées au tourisme ont été interrompues pendant de longues périodes après octobre 2023, tandis qu’une proportion importante des magasins de souvenirs reste fermée en raison de la forte diminution du nombre de touristes.

Les fêtes juives ajoutent ainsi une nouvelle pression à une crise économique dont les commerçants ne se sont pas encore remis, avec la fermeture de routes, le renforcement des mesures de sécurité, la réduction des déplacements des habitants et les difficultés d’accès aux marchés, ainsi que les craintes d’attaques de colons contre les commerces et les biens, selon le gouvernorat.

Le gouvernorat met en garde contre un affaiblissement durable des marchés :

Le gouvernorat de Jérusalem a averti que la poursuite de ces mesures risque de vider progressivement la vieille ville de sa fonction commerciale et touristique palestinienne et d’affaiblir des commerçants dont les métiers et les activités se transmettent de génération en génération, avec des répercussions sur l’économie ainsi que sur le tissu social et culturel de la ville.

Il a souligné que les commerçants de Jérusalem n’avaient pas besoin de nouvelles périodes de fermeture, mais d’une véritable saison touristique, d’une ville ouverte aux visiteurs, de routes accessibles aux habitants et d’un dispositif de sécurité protégeant les commerces et les biens plutôt que de devenir, selon lui, un moyen de restreindre leur activité.

Le gouvernorat a appelé la communauté internationale et les organisations internationales compétentes dans les domaines du tourisme et du patrimoine à prendre en compte la dimension économique de la crise à Jérusalem et à ne pas réduire la situation dans la ville à sa seule dimension sécuritaire.

Il a également souligné que la poursuite de la baisse du tourisme, la fermeture des marchés et les restrictions de circulation menaçaient des milliers de familles dépendant directement ou indirectement de l’économie de la vieille ville.

Dans sa conclusion, le gouvernorat de Jérusalem a déclaré : « Depuis le 7 octobre 2023, le commerçant de Jérusalem paie le prix d’une crise dont il n’est pas partie prenante. À chaque fête juive, les fermetures, les restrictions et les pertes se renouvellent. Jérusalem n’est pas seulement un lieu de passage pour les rites et les cortèges ; c’est une ville où ses habitants vivent, travaillent et commercent. Ses marchés ont le droit de rester ouverts, ses commerçants ont le droit de gagner leur vie et le tourisme palestinien a le droit de retrouver sa vitalité, loin des fermetures, de la peur et du blocus. »

H.A

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