Bruxelles, le 9 janvier 2026, WAFA – La Belgique, le Japon et les Nations unies ont condamné les nouvelles sanctions américaines imposées à la Cour pénale internationale (CPI).
Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a déclaré dans un communiqué publié sur la plateforme « X » : « Je condamne fermement les nouvelles sanctions américaines imposées à la Cour pénale internationale. Chercher à paralyser le travail de la Cour prive les victimes d'accès à la justice et soustrait les auteurs des crimes les plus graves à toute obligation de rendre des comptes. »
M. Prévot a précisé que la Belgique avait entamé des discussions avec ses homologues de l'Union européenne sur les moyens de soutenir la Cour, indiquant que la question serait soulevée lundi prochain ainsi que lors de la prochaine réunion du Conseil européen.
Il a ajouté : « Nous œuvrerons pour garantir une protection concrète. L'indépendance de la Cour ne saurait dépendre de l'entité faisant l'objet de ses enquêtes. »
Le ministre belge a appelé à l'activation du mécanisme européen de blocage (le « règlement de blocage » de l'UE) afin de protéger la Cour et les parties soutenant son action.
Soulignant que « l'Europe doit agir », il a insisté sur la nécessité pour l'Union européenne de défendre sa capacité à respecter le droit international, sans permettre à des sanctions étrangères d'imposer ses orientations et ses décisions.
De son côté, le Japon a exprimé sa vive inquiétude face aux récentes sanctions américaines contre la CPI, affirmant que ces mesures sont incompatibles avec le soutien de longue date de Tokyo aux institutions judiciaires internationales.
Le ministre japonais des Affaires étrangères, Toshimitsu Motegi, a réaffirmé le soutien de Tokyo aux tribunaux internationaux, notamment la Cour pénale internationale (CPI), la Cour internationale de Justice (CIJ) et le Tribunal international du droit de la mer.
« Ces mesures sont contraires à la position constante du Japon, qui s'en inquiète vivement », a déclaré M. Motegi, selon un communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères sur le réseau social « X ».
Il a ajouté : « Il est important que la Cour pénale internationale et ses États parties relèvent les défis auxquels la Cour est confrontée, afin de garantir une gestion appropriée de ses affaires. »
Le Japon est membre de la Cour pénale internationale, contrairement aux États-Unis et à Israël.
De son côté, Sanae Takaichi a exprimé sa vive inquiétude face aux sanctions américaines imposées à la Cour pénale internationale, affirmant que ces mesures contreviennent à l'engagement ferme et de longue date du Japon en faveur du droit international.
« Ces mesures ne sont pas conformes à la position constante du Japon, qui s'en inquiète vivement », a déclaré Mme Takaichi, soulignant le soutien de son pays à la Cour et à son rôle dans le renforcement de la primauté du droit international.
Mme Takaichi a ajouté que le Japon poursuivrait le dialogue avec Washington tout en continuant à soutenir les travaux de la Cour pénale internationale.
« Nous continuerons à dialoguer avec les États-Unis et à apporter le soutien nécessaire à la Cour pénale internationale, afin qu'elle puisse jouer son rôle et exercer ses fonctions conformément à sa mission initiale », a-t-elle déclaré.
De son côté, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a condamné les sanctions américaines visant la Cour pénale internationale (CPI), avertissant que ces mesures pourraient compromettre le travail de la Cour et porter un coup grave aux efforts internationaux visant à garantir l'obligation de rendre des comptes pour les crimes graves.
Dans une déclaration, son porte-parole, Stéphane Dujarric, a affirmé: « La décision d'aujourd'hui porte un coup grave à notre entreprise collective en faveur de la justice pénale internationale, dont la Cour pénale internationale constitue l'un des piliers fondamentaux. L'obligation de rendre des comptes pour les crimes internationaux et la quête de justice pour les victimes sont au cœur de notre engagement mondial en faveur de la paix, de la sécurité, des droits de l'homme et des libertés fondamentale".
Le communiqué ajoute que M. Guterres est vivement préoccupé par l'impact attendu de ces sanctions sur la Cour dans son ensemble, et notamment sur sa capacité à s'acquitter des missions qui lui sont confiées.
Le Secrétaire général a réaffirmé son soutien à l'indépendance de la Cour, appelant les États à respecter leurs obligations au regard du droit international.
F.N



