Accueil Les Prisonniers 01/novembre/2020 10:36

Craintes de défaillance des fonctions vitales des parties du corps du prisonnier Al-Akharas après 98 jours de sa grève

Craintes de défaillance des fonctions vitales des parties du corps du prisonnier Al-Akharas après 98 jours de sa grève

Ramallah, le 1èr novembre 2020, WAFA- Le détenu administratif, Maher Al-Akharas poursuit sa grève ouverte de la faim depuis 98 jours consécutifs, en protestation contre sa détention illimitée sans inculpation ni procès, au milieu d’une détérioration grave de son état de santé, selon la Commission des Affaires des prisonniers et ex-prisonniers.

Le conseiller des médias de la Commission, Hassan Abed Rabbo a dit à WAFA que le prisonnier Al-Akharas souffre d'une pression élevée du muscle cardiaque et qu’il y a des craintes de défaillance des fonctions vitales des reins, du foie et des poumons, mettant en garde contre la possibilité d'une rechute soudain.

Il a ajouté que Maher Al-Akharas, qui se trouve actuellement à l'hôpital israélien Kaplan, souffre d'une fatigue et d'un stress sévères, ses sens de l’ouïe et de la parole ont également été affectées, et il est exposé à des convulsions et de fortes douleurs dans tout le corps, ainsi qu'à une vision trouble et à de graves maux de tête.

Abed Rabbo a dit que des efforts intensifs ont été déployés au niveaux juridique et politique en plus de contactes  avec les parlements du monde, pour faire pression sur les autorités d'occupation pour mettre en liberté et sauver la vie d’Al-Akharas.

Le 12 octobre, la Cour suprême israélienne avait recommandé la libération du prisonnier Al-Akharas, mais il a décidé de rejeter cette promesse et a confirmé à poursuivre sa grève de la faim jusqu'à sa libération immédiate.

Le 23 septembre, la Cour suprême de l'occupation a rendu une décision de geler sa détention administrative et, par conséquent, le prisonnier Al-Akharas et les institutions de défense des droits de l'homme ont estimé que l'ordonnance de gel n'était rien d'autre qu'une ruse et une tentative pour contourner la grève et ne signifiait pas la fin de sa détention administrative.

Le 1èr octobre, le tribunal israélien a rejeté une nouvelle demande présentée par l’avocate d’Al-Akharas pour lui mettre en liberté et a maintenu la décision de gel de sa détention administrative.

Le prisonnier Al-Akharas, âgé de 49 ans, originaire du sud de Jénine, en Cisjordanie, entame une grève de la faim illimitée depuis le 27 juillet 2020, en protestation de sa détention administrative, il est confronté actuellement à de graves problèmes de santé.

Al-Akharas a été arrêté à plusieurs reprises : la première en 1989, la seconde en 2004, puis il a été de nouveau arrêté en 2009 et 2018.

Le prisonnier Al-Akharas, père de six enfants, dont une fille de 6 ans, travaillait dans l'agriculture avant son arrestation, il souffre d'hypertension, depuis sa détention en 2018.

L'occupation l'avait de nouveau arrêté le 27 juillet dernier et transféré en détention administrative pour une période de quatre mois, ce qui a été confirmé plus tard.

Il y a environ 350 Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes dans le cadre de la soi-disant détention administrative, une politique qui permet aux autorités israéliennes de détenir des Palestiniens sans porter plainte contre eux ni leur permettre d'être jugés.

Les groupes de défense des droits de l'homme affirment que la détention administrative viole le droit à une procédure régulière, puisque les preuves sont cachées au prisonnier alors qu'il est détenu pendant de longues périodes sans être inculpé, jugé ou condamné.

H.A

 

 

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