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Accueil Occupation 19/January/2026 03:09 PM

Des enfants du camp d’Aïda adressent un message au monde pour s’opposer à la démolition de leur terrain de sport

Bethléem, le 19 janvier 2026, WAFA– Des enfants du camp de réfugiés d’Aïda, au nord de Bethléem, ont exprimé lundi leur rejet de la décision israélienne visant à démolir le terrain de sport du camp, adressant un message clair à la communauté internationale pour défendre leur droit au jeu.

Lors d’une action en faveur des droits de l’enfant organisée par l’Association Al-Rowad pour la culture et les arts, les enfants ont brandi des pancartes portant des messages traduisant leurs opinions et leurs émotions. Ils ont souligné que le terrain représente un espace essentiel pour leurs rêves et leur enfance, et non une simple installation sportive, affirmant leur attachement à leur droit de pratiquer le sport comme tous les enfants du monde.

Le directeur exécutif de l’association, Ribaal Al-Kurdi, a indiqué que le terrain est menacé de démolition après que les autorités d’occupation israéliennes ont émis, le 3 novembre dernier, un ordre interdisant son utilisation en vue de sa destruction, au motif d’une absence de permis, alors même que le terrain est loué légalement et que toutes les procédures juridiques et administratives avaient été accomplies avant la construction.

Il a ajouté que ce terrain constitue l’un des rares espaces de respiration pour les enfants et les jeunes du camp, dans un contexte de forte densité, où plus de 7 000 réfugiés vivent sur une superficie n’excédant pas 0,65 km², sans aucune alternative en matière d’espaces publics.

Selon lui, le ciblage de cette installation constitue une violation manifeste des droits de l’enfant, en particulier du droit au jeu et à un environnement sûr et favorable au développement physique et psychologique, tel que consacré par la Convention relative aux droits de l’enfant et les conventions internationales pertinentes.

Il a souligné que l’interdiction d’utiliser le terrain en vue de sa démolition ne touche pas seulement une infrastructure sportive, mais porte directement atteinte au droit de centaines d’enfants à accéder à des espaces publics sûrs dans un camp déjà marqué par la surpopulation et l’absence d’alternatives, aggravant ainsi les conséquences psychologiques et sociales.

Al-Kurdi a estimé que ces politiques s’inscrivent dans des pratiques systématiques visant à saper la vie quotidienne des réfugiés palestiniens et constituent une forme de punition collective interdite par le droit international humanitaire.

Depuis le terrain, l’enfant Taim Ammarna a déclaré : « Nous venons ici pour jouer avec nos amis et apprendre le football. Cet endroit ne représente un danger pour personne, il protège notre enfance. Nous voulons que le monde nous entende et nous protège, car jouer est un droit, pas un crime. »

De son côté, la jeune Amal Al-Khatib a affirmé : « Ce terrain est le seul endroit où nous nous sentons des enfants comme les autres dans le monde. Nous jouons, nous rions et nous oublions la peur. S’ils démolissent le terrain, ils nous enlèveront notre joie et notre sécurité, mais ils ne nous enlèveront pas notre droit de rêver. »

H.A

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