Jérusalem, le 22 janvier 2026, WAFA – Le Gouvernorat de Jérusalem a condamné l'adoption par la Knesset israélienne d'une loi interdisant aux diplômés palestiniens de travailler dans le système éducatif israélien, la qualifiant de législation ouvertement discriminatoire et raciste.
Le Gouvernorat a affirmé que cette loi vise à étouffer l'identité nationale palestinienne et à rompre les liens essentiels entre les Palestiniens de Jérusalem, de Cisjordanie et d'Israël.
Dans un communiqué publié jeudi soir, le Gouvernorat a souligné que ces lois sont purement politiques et dénuées de professionnalisme et de rationalité. Elles servent à consolider le système raciste en vigueur sous la puissance occupante, transformant l'éducation en un instrument d'oppression politique.
Ceci contribue à perpétuer un projet colonial de longue date visant à démanteler le tissu social et culturel palestinien et à violer le droit fondamental de choisir son établissement d'enseignement – un droit humain fondamental, indépendant de toute considération politique.
Le gouvernorat a expliqué que les répercussions de cette loi seront désastreuses et immédiates pour Jérusalem occupée, d'autant plus qu'elle cible les étudiants n'ayant pas encore achevé deux semestres, ceux qui s'apprêtent à s'inscrire à l'université, et même les étudiants de troisième cycle, leur fermant ainsi l'accès à une éducation de qualité à un coût abordable.
Le gouvernorat a souligné que cette décision intervient alors que les Jérusalémites souffrent déjà d'une grave crise des infrastructures éducatives et d'une pénurie critique de salles de classe et d'enseignants.
Cette situation aggrave l'impact de cette législation, qui vise principalement à soumettre les Palestiniens à un parcours idéologique spécifique, aligné sur les agendas et les plans du gouvernement israélien.
Elle est étroitement liée aux projets de judaïsation des programmes scolaires à Jérusalem, d'assiégement de ses écoles et d'effacement de leur présence historique, le tout dans le cadre du « Plan quinquennal » (2024-2028).
Ce plan, sous couvert de « réduction des inégalités », cherche à exercer un contrôle absolu sur le secteur de l'éducation et à endoctriner les générations futures.
Le gouvernorat a souligné que les universités palestiniennes sont des phares du savoir qui regroupent une élite d'universitaires, de chercheurs et de scientifiques, et que les accusations israéliennes d'« incitation » ou d'« antisémitisme » ne sont que de vaines fabrications visant à diaboliser ce système solide et à ternir la réputation de ses diplômés qui ont prouvé leurs compétences sur le plan international et local.
Le gouvernorat estime que cette décision vise essentiellement à asphyxier financièrement et intellectuellement les universités palestiniennes et à les fermer en isolant les habitants de Jérusalem et les Palestiniens des territoires de 1948.
Ces universités constituent le rempart intellectuel et la pierre angulaire de l'économie nationale, et l'occupation cherche à briser ce rempart et à subjuguer le peuple palestinien en ciblant ses centres les plus importants de formation de son élite intellectuelle.
Le gouvernorat a mis en garde contre le danger de cette législation, qui pourrait s'étendre à des disciplines vitales telles que la médecine, l'ingénierie et le droit. Une action juridique et judiciaire d'envergure est donc indispensable pour contrer cette atteinte aux droits humains.
Il a appelé la communauté internationale, les organisations de défense des droits humains et les institutions universitaires internationales à prendre une position ferme contre ce crime contre l'éducation et à œuvrer pour faire échouer cette loi, afin de défendre l'unité du peuple palestinien et son droit de vivre, d'apprendre et de travailler dans la dignité sur sa terre et dans sa capitale occupée.
F.N



