Jérusalem, le 26 janvier 2026, WAFA – Les forces d’occupation israéliennes ont pris d’assaut, lundi soir, le camp de Qalandiya, au nord-est de Jérusalem occupée.
Le gouvernorat de Jérusalem a indiqué que l’armée d’occupation a envahi le camp en tirant des grenades assourdissantes et des bombes lacrymogènes, sans que des blessés ne soient signalés.
Les forces d’occupation avaient entamé dès ce matin une vaste agression militaire au nord de la ville de Jérusalem occupée, incluant l’invasion de la localité de Kafr Aqab et des abords du camp de Qalandiya, sous prétexte de renforcer le contrôle le long du mur de séparation et d’expansion raciste. Elles ont alors commencé à démolir des installations palestiniennes.
Dans un communiqué, le gouvernorat de Jérusalem a précisé que les forces d’occupation ont pris d’assaut plusieurs immeubles résidentiels dans la zone et procédé à l’évacuation forcée de certains d’entre eux, parallèlement à un déploiement massif de soldats et de snipers sur les balcons et les toits des immeubles élevés. Elles ont tiré des grenades lacrymogènes et assourdissantes, ainsi que des balles réelles et en caoutchouc.
L’invasion a également été marquée par la verbalisation d’un grand nombre de véhicules appartenant aux citoyens et par des dommages intentionnels causés à plusieurs autres. Ces agressions ont coïncidé avec un déploiement étendu des forces d’occupation sur la rue de Jérusalem, adjacente au camp de Qalandiya, et leur positionnement dans les rues de l’Institut et de l’Aéroport. Des engins militaires ont démoli des sections du mur de séparation et d’expansion raciste à l’extrémité de la rue de l’Aéroport, afin de faciliter l’entrée de dizaines de véhicules et d’engins militaires stationnés dans les environs et sur les terres de l’ancien aéroport international de Jérusalem, en plus de l’irruption de dizaines de soldats à pied sur les lieux.
Cette opération s’inscrit dans une politique systématique visant à renforcer le contrôle colonial sur les abords de Jérusalem, alors que des rapports officiels israéliens ont récemment reconnu l’existence de larges brèches dans le tracé du mur, notamment autour de la ville, dont l’occupation se sert comme prétexte pour intensifier ses mesures militaires et punitives contre les citoyens.
Le gouvernorat de Jérusalem a confirmé que les démolitions menées par les forces d’occupation sur la rue de l’Aéroport, près du camp de Qalandiya, sont effectuées sur la parcelle n° (1), adjacente à l’Institut de formation de Qalandiya relevant de l’UNRWA, une terre officiellement enregistrée au cadastre au nom des « Terres de l’aéroport – Trésor du Royaume hachémite de Jordanie ».
H.A



