Accueil Rapports et Enquêtes 27/January/2026 10:08 AM

Une année difficile pour Tulkarem et ses camps : siège, agression et escalade incessante

Une année difficile pour Tulkarem et ses camps : siège, agression et escalade incessante

 

Ecrit par Habayb Huda

Traduit par Seyoury Nawal

Tulkarem, le 27 janvier 2026, WAFA- 365 jours se sont écoulés et la ville de Tulkarem et ses deux camps, « Tulkarem et Nour Shams », souffrent toujours de l'agression continue des forces d'occupation, qui constituent l'un des chapitres d'escalade les plus longs et les plus durs que le gouvernorat ait connu, à la lumière d'un siège serré, d'incursions presque quotidiennes et d'une destruction généralisée des infrastructures, des maisons et des installations.

Il y a un an de cela, les forces de l'occupation ont envahi la ville de Tulkarem avec leurs machines militaires depuis son entrée sud et ouest, ont bloqué ses rues principales, ont assiégé les hôpitaux du martyr, l'établissement gouvernemental et l'établissement spécialisé, ont entravé le travail des ambulances et fermé leurs entrées.

Cela a eu lieu une heure après que l'aviation de l'occupation a bombardé un véhicule près de l'entrée du camp de Nour Shams, ce qui a entraîné le martyre des jeunes Ramz Bassam Dzmiri de 24 ans, et Ihab Mohamed Atioui de 23 ans, et blessé trois citoyens, pour être suivi par des épisodes d'escalade sur le terrain jusqu'à ce jour.

Pendant une année entière, les mécanismes de l'occupation n'ont pas manqué les rues et les entrées de la ville, ni les ruelles des camps; les cambriolages ont continué, des barrages aériens ont été installés, des raids ont été effectués sur les maisons et les magasins, des enquêtes sur le terrain ont été menées auprès des citoyens, ainsi que la fermeture de routes principales, ce qui a transformé la vie quotidienne en un cours permanent d'inquiétude, limitant la circulation des résidents, des commerçants, des étudiants et des patients.

L'agression a entraîné le martyre de 14 civils, dont un enfant et deux femmes, dont l'une était enceinte de huit mois, ainsi que des dizaines de blessés et d'arrestations.

Démolition, drainage et changement des caractères du camp

Les camps de Nour-Shams et de Tulkarem ont subi des démolitions à grande échelle, des centaines de bâtiments résidentiels ont été complètement détruits et des milliers d'autres ont été partiellement endommagés, dans le cadre d'une politique systématique accompagnée d'un vaste drainage des rues et de la destruction des réseaux d'eau, d'électricité et d'assainissement, ce qui a radicalement changé les caractéristiques des camps, dans le cadre d'une tentative évidente de modifier leur structure géographique et urbaine.

L'agression a entraîné le déplacement forcé de plus de 5 000 familles, représentant plus de 25 000 citoyens. Les statistiques officielles indiquent que les enfants représentent environ 38% du total des déplacés, dispersés dans les villages, les villes et les banlieues, se réfugiant dans des mosquées, des maisons de sociétés, des clubs et des salles de récréation dans des conditions humanitaires extrêmes.

Cette année a été marquée par des bombardements, des explosions et des incendies de maisons, de nombreuses tirs de balles réelles, l'utilisation de bombes sonores et à gaz, des vols intensifs d'avions sans pilote, des attaques contre des véhicules et des biens, des campagnes d'arrestation et des enquêtes sur le terrain.

Le club des prisonniers palestiniens a documenté environ 830 arrestations dans la province de Tulkarem au cours de l'année écoulée, de différentes catégories, dans le cadre d'une agression caractérisée par l'omniprésence et la violence organisée.

Le club a affirmé que l'occupation avait adopté une politique de transformation des maisons en casernes militaires et en centres d'enquête sur le terrain, accompagnée d'agressions physiques, de tortures et de terrorisme systématique, de menaces directes contre les individus et leurs familles, d'utilisation des citoyens comme boucliers humains, d'exécutions sur le terrain, de pillage et de saccage délibéré, et de démolition de centaines de maisons, dans le cadre d'une politique systématique d'effacement.

L'agression ne s'est pas limitée à l'aspect sécuritaire, mais a profondément affecté les réalités humanitaires et économiques : des milliers de familles ont perdu leurs maisons, dont certaines ont été transformées en casernes militaires pendant de longs mois, les occupants ont été empêchés d'y accéder par la force et sous la menace de l'arme, et seulement un nombre limité de personnes touchées ont été autorisées à entrer pour prendre certains de leurs biens dans des conditions difficiles.

N.S

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