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Accueil Les Prisonniers 12/March/2026 11:05 PM

Le Club des prisonniers palestiniens : La décision de l’occupation d’annuler les charges contre les soldats accusés de viol, encourage ces crimes brutaux.

Le Club des prisonniers palestiniens : La décision de l’occupation d’annuler les charges contre les soldats accusés de viol, encourage ces crimes brutaux.

 

Ramallah, le 12 mars 2026, WAFA – Abdullah al-Zaghari, président du Club des prisonniers palestiniens, a déclaré que la décision du parquet militaire israélien d'annuler les charges contre les soldats accusés du viol d'une détenue gazaouie au centre de détention de Sde Teiman n'était pas surprenante, compte tenu de la complicité manifeste au sein du système judiciaire israélien, notamment au vu des arrêts de la Cour suprême israélienne sur les requêtes déposées par les organisations de surveillance des prisonniers.

Dans un communiqué publié jeudi soir, par le Club des prisonniers, M. al-Zaghari a ajouté que cette complicité s'était manifestée de manière flagrante et sans précédent au lendemain de cet acte de génocide.

M. al-Zaghari a affirmé que cette décision dangereuse reflétait la véritable nature du système d'occupation israélien actuel, d'autant plus que ces crimes sont commis avec le soutien de ses plus hautes instances. Par conséquent, cet incident ne saurait être considéré comme un acte isolé, mais plutôt comme l'expression d'une structure institutionnelle bien établie, en particulier au vu de l'impact considérable de l'incident suite à la diffusion de la vidéo en provenance de Sde Teiman.

Il a souligné que cette décision constitue un feu vert supplémentaire pour que les soldats et les gardiens de prison continuent de commettre des crimes contre les prisonniers et détenus palestiniens et arabes, notamment des viols, qui constituent l'un des crimes les plus marquants ayant entraîné un changement dans la perception du niveau de sauvagerie dans les prisons après le génocide, et qui a atteint des niveaux sans précédent.

Al-Zaghari a souligné que les agressions sexuelles constituent l'un des crimes systématiques les plus graves documentés par les institutions compétentes, notamment les viols, ainsi que les fouilles à nu humiliantes et dégradantes, le harcèlement et les passages à tabac délibérés de détenus sur des parties intimes. Ces actes s'inscrivent dans une politique systématique d'humiliation et de torture qui a transformé les prisons en un réseau de camps de torture.

Il a ajouté que le système d'occupation israélien, avec sa brutalité et son génocide, poursuit ses pratiques même après l'accord de cessez-le-feu. Il a de fait bafoué ses prétentions en matière de droits humains et de système juridique, non seulement par sa violation flagrante des conventions, normes et accords internationaux, et par la politique d'impunité qu'il entretient depuis des décennies – politique qui constitue le fondement même de la situation actuelle –, mais aussi par son recours systématique à la force et à la violence comme principe directeur de sa conduite, même dans les affaires qu'il prétend traiter par son système judiciaire.

Al-Zaghari a insisté sur le fait que la persistance de cette situation affecte non seulement les Palestiniens, mais menace également le système international de justice et de droits humains.

Il a ajouté que l'inaction et la complicité internationales persistantes face à ces crimes ne se limiteront pas à la Palestine, mais s'étendront à tous les peuples du monde, à un moment où les appels, les faits et les données présentés par les organisations de défense des droits de l'homme aux instances internationales ne sont plus en mesure de réaliser une véritable percée garantissant la protection des prisonniers dans les prisons de l'occupation.

F.N

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