Ramallah, le 30 avril 2026, WAFA – Le Club des prisonniers palestiniens a affirmé que l’apparence du journaliste Ali al-Samoudi, après sa libération, reflète la politique de « famine » et de privation systématique imposée aux détenus palestiniens dans les prisons israéliennes.
Les autorités israéliennes ont libéré, jeudi soir, le journaliste et détenu administratif Ali al-Samoudi (59 ans), originaire de Jénine, après une détention arbitraire ayant duré un an.
Dans un communiqué, le Club des prisonniers a indiqué qu’al-Samoudi est apparu visiblement affaibli et fortement amaigri à sa sortie de prison, en raison d’une perte de poids importante, conséquence d’une politique de privation de nourriture mise en œuvre de manière systématique par le système pénitentiaire israélien à l’encontre de milliers de détenus palestiniens. Il a également été soumis, selon la même source, à des actes de mauvais traitements et de torture, ainsi qu’à une privation de ses droits fondamentaux, en plus de transferts répétés accompagnés d’agressions.
L’organisation a ajouté que le journaliste al-Samoudi fait partie des plus de 3 530 détenus administratifs et de plus de 40 journalistes, hommes et femmes, toujours détenus par Israël, dont quatre femmes journalistes. Tous, selon le communiqué, sont confrontés à ce qu’elle qualifie de « crime d’anéantissement » à l’intérieur des prisons, considérées comme l’un des principaux espaces de répression.
Le Club des prisonniers a affirmé que les autorités israéliennes n’ont cessé de cibler les journalistes par une politique d’arrestations systématiques et croissantes, visant à restreindre la liberté d’expression et à réduire au silence les voix médiatiques. Cette politique s’inscrit, selon l’organisation, en parallèle des opérations ayant conduit à la mort de plus de 260 journalistes depuis le début de ce qu’elle décrit comme une « agression de type génocidaire », ainsi qu’à une intensification sans précédent des arrestations par rapport aux périodes précédentes marquées par des soulèvements populaires.
Le Club des prisonniers a réitéré son appel à la libération immédiate de tous les journalistes détenus dans les prisons israéliennes et à la révélation du sort des journalistes de Gaza soumis, selon lui, à une disparition forcée.
Il a également appelé les Nations unies et l’ensemble des institutions internationales à assumer leurs responsabilités juridiques et humanitaires face aux crimes commis contre les détenus palestiniens, et à cesser de se limiter à des déclarations et rapports d’alerte, afin de mettre fin à ce qu’il décrit comme une incapacité et une complicité qui permettent la poursuite de l’agression et des violations généralisées.
H.A



