Ramallah, le 15 février 2026, WAFA – Le ministère des Affaires étrangères et des Expatriés a affirmé que la décision de l’occupation israélienne de désigner des terres de Cisjordanie comme « propriété de l’État » est nulle et non avenue au regard du droit international et constitue de facto le début du processus d’annexion et la remise en cause des fondements de l’État palestinien.
Dans un communiqué publié dimanche, le ministère a condamné cette décision, soulignant son rejet de toute tentative de désigner des terres occupées de Cisjordanie comme « propriété de l’État » sous le contrôle de la puissance occupante.
Le ministère a affirmé que cette décision vise à légitimer le crime de colonisation et d’annexion, et ouvre la voie à la saisie, à l’occupation et au vol des terres palestiniennes ainsi qu’à l’expansion des colonies illégales.
Le ministère a maintenu que cette décision représente un défi direct à l’ordre juridique international et à la volonté de la communauté internationale. Elle constitue une violation flagrante des fondements de la paix et de la sécurité internationales et contredit clairement les résolutions de l'ONU, notamment la résolution 2334 du Conseil de sécurité, qui affirme l'illégalité des colonies sur l'ensemble du territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, ainsi que l'avis consultatif de la Cour internationale de Justice déclarant l'occupation israélienne illégale.
Le Ministère a appelé la communauté internationale, le Conseil de sécurité et toutes les instances juridiques et internationales à s'opposer fermement à cette escalade de mesures unilatérales illégales et à prendre des mesures urgentes pour dissuader l'occupation et mettre un terme au processus d'annexion et de colonisation qui menace la solution à deux États et le consensus international, et compromet la sécurité et la stabilité dans la région.
F.N



