Le Caire, 15 février 2026 (WAFA) – La République arabe d’Égypte a condamné la décision de l’occupation israélienne de reprendre l’enregistrement foncier et la colonisation dans de vastes zones de la Cisjordanie occupée, pour la première fois depuis 1967, « une mesure qui représente une dangereuse escalade visant à consolider le contrôle israélien sur les terres palestiniennes occupées et à saper les droits légitimes du peuple palestinien ».
Le ministère égyptien des Affaires étrangères a confirmé dimanche, dans un communiqué, que ces mesures constituent une violation flagrante des dispositions du droit international et du droit international humanitaire, notamment de la Quatrième Convention de Genève et des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, en particulier la résolution 2334. Elles contredisent également l'avis consultatif rendu par la Cour internationale de Justice sur les conséquences juridiques des politiques et pratiques israéliennes dans le territoire palestinien occupé, qui a affirmé l'illégalité des mesures visant à modifier le statut juridique, historique et démographique du territoire palestinien occupé, la nécessité de mettre fin à l'occupation et l'inadmissibilité de l'acquisition de territoire par la force.
Le communiqué poursuit en indiquant que cette mesure représente une tentative d'imposer une nouvelle réalité juridique et administrative visant à consolider le contrôle sur les territoires occupés, ce qui compromet la solution à deux États, réduit les chances d'établir un État palestinien indépendant viable et menace les chances de parvenir à une paix juste et globale dans la région.
L’Égypte a réitéré son rejet total de toutes les mesures unilatérales visant à modifier le statut juridique, démographique et historique du territoire palestinien occupé, soulignant que ces politiques représentent une escalade dangereuse qui ne ferait qu’accroître les tensions et l’instabilité dans le territoire palestinien et dans toute la région.
L’Égypte a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités et à prendre des mesures claires pour mettre fin à ces violations, garantir le respect des règles du droit international et protéger les droits inaliénables du peuple palestinien, notamment son droit à l'autodétermination et à la création de son État indépendant sur les lignes du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale.
R.N



