Ramallah, le 29 juin 2026, WAFA – La Commission contre la colonisation et la résistance au mur a mis en garde lundi, contre le danger que représentent les informations parues dans les médias concernant un plan de colonisation visant à s'emparer d'une centaine de sites stratégiques dans la zone A de Cisjordanie. Elle a qualifié ce plan de changement qualitatif dans le projet colonial, destiné à saper la géographie palestinienne et à accélérer les mesures d'annexion.
Le président de la Commission, le ministre Mu'ayyad Shaaban, a déclaré que ce plan, mené par des groupes de colonisation, dont l'« Union des fermes de colonisation », s'inscrit dans le contexte de la politique actuelle du gouvernement israélien visant à imposer une annexion de facto et à consolider son contrôle sur le territoire palestinien occupé.
Shaaban a souligné que ces groupes ne se contentent plus de faire pression, mais sont devenus des partenaires directs dans la prise de décision, bénéficiant d'un soutien politique, administratif et sécuritaire pour faire avancer leur programme.
Il a ajouté que le gouvernement israélien s'efforce de fragmenter la géographie palestinienne et d'isoler les villes, les villages et les communautés les uns des autres. Il a noté que le ciblage de la zone A, qui, en vertu d'accords, relève du contrôle civil et sécuritaire palestinien, constitue une violation flagrante des accords existants et une tentative d'imposer une nouvelle réalité.
Shaaban a expliqué que le passage des projets de colonisation d'une phase de pression et d'influence à une mise en œuvre formelle reflète et contribue à expliquer l'escalade des attaques des colons, l'expansion des avant-postes coloniaux et les tentatives persistantes de s'emparer de zones stratégiques en Cisjordanie.
Le président de la Commission a appelé la communauté internationale et les institutions juridiques et de défense des droits humains à assumer leurs responsabilités et à prendre des mesures concrètes pour mettre un terme à ces politiques, avertissant que le silence international persistant encouragerait l'érosion du droit international et des résolutions de l'ONU et ferait des plans d'annexion et de fragmentation un fait accompli qu'il serait difficile d'inverser.
F.N


