Accueil international 22/February/2026 09:17 AM

Des pays arabes et islamiques condamnent les propos de l’ambassadeur américain en Israël

Ramallah, le 22 février 2026, WAFA- Les ministères des Affaires étrangères de l’État de Palestine, du Royaume d’Arabie saoudite, du Royaume hachémite de Jordanie, du Royaume de Bahreïn, des Émirats arabes unis, de l’État du Qatar, de la République d’Indonésie, de la République islamique du Pakistan, de la République arabe d’Égypte, de la République de Turquie, de la République arabe syrienne, de l’État du Koweït, de la République libanaise et du Sultanat d’Oman, ainsi que les secrétariats du Conseil de coopération du Golfe, de la Ligue des États arabes et de l’Organisation de la coopération islamique, ont exprimé leur vive condamnation et leur profonde inquiétude face aux déclarations de l’ambassadeur des États-Unis en Israël.

Dans ces déclarations, le diplomate américain aurait évoqué l’acceptation de l’exercice par Israël d’un contrôle sur des territoires appartenant à des États arabes, y compris le territoire palestinien occupé, notamment Jérusalem-Est.

Les ministères ont affirmé leur rejet catégorique de ces propos, qualifiés de graves et provocateurs, estimant qu’ils constituent une violation flagrante des principes du droit international et de la Charte des Nations unies, et qu’ils représentent une menace sérieuse pour la sécurité et la stabilité régionales.

Ils ont également souligné que ces déclarations contredisent directement la vision avancée par le président américain Donald Trump ainsi que le plan global visant à mettre fin au conflit à Gaza, fondé sur la désescalade et l’ouverture d’un horizon politique en vue d’un règlement global garantissant au peuple palestinien l’établissement de son État indépendant.

Selon le communiqué, cette vision repose sur la promotion des valeurs de tolérance et de coexistence pacifique, et toute déclaration cherchant à légitimer la prise de contrôle de territoires d’autrui compromet ces objectifs, attise les tensions et constitue une incitation plutôt qu’une contribution à la paix.

Les ministères ont réitéré qu’Israël ne détient aucune souveraineté sur le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, ni sur tout autre territoire arabe occupé. Ils ont exprimé leur rejet total de toute tentative d’annexion de la Cisjordanie ou de séparation de celle-ci de la bande de Gaza, ainsi que leur ferme opposition à l’expansion des activités de colonisation dans les territoires palestiniens occupés, y compris Jérusalem-Est, et à toute atteinte à la souveraineté des États arabes.

Ils ont averti que la poursuite des politiques expansionnistes et des mesures illégales menées par Israël ne ferait qu’alimenter davantage la violence et le conflit, et compromettre les perspectives de paix, appelant à mettre un terme à ces déclarations jugées incitatives.

Enfin, les États signataires ont réaffirmé leur engagement indéfectible en faveur du droit inaliénable du peuple palestinien à l’autodétermination et à l’établissement de son État indépendant sur les lignes du 4 juin 1967, ainsi qu’à la fin de l’occupation de l’ensemble des territoires arabes occupés.

H.A

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