Hébron, le 24 février, 2026, WAFA- Dix-sept organisations humanitaires internationales ont saisi la Cour suprême israélienne, afin de suspendre l'application d'une décision ordonnant la fermeture des activités de 37 ONG dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est occupée. Elles mettent en garde contre des conséquences catastrophiques pour les civils.
Selon l'AFP, ces organisations ont déclaré mardi, dans un communiqué de presse, que la décision était déjà appliquée sur le terrain : l'acheminement de l'aide humanitaire est bloqué et les visas sont refusés au personnel étranger. Elles rappellent que la Quatrième Convention de Genève, relative à la protection des civils en temps de guerre, oblige « une puissance occupante à faciliter l'acheminement de l'aide aux civils sous son contrôle ».
Le 30 décembre 2025, ces organisations, parmi lesquelles Médecins Sans Frontières, Oxfam, le Conseil norvégien pour les réfugiés et CARE International, ont été informées de l'expiration de leur enregistrement, auprès des autorités d'occupation israéliennes et disposent de 60 jours pour le renouveler en fournissant la liste de leur personnel palestinien. À l'époque, les Nations Unies avaient exhorté Israël à revenir sur sa décision, la jugeant comme visant des organisations « indispensables » à l'acheminement de l'aide à la bande de Gaza.
Ces organisations ont fait valoir que se conformer à la demande israélienne de divulguer les noms de leur personnel local portait atteinte au principe de neutralité humanitaire et violait la législation européenne sur la protection des données.
Elles ont souligné qu'elles fournissaient collectivement plus de la moitié de l'aide alimentaire à Gaza, 60 % du fonctionnement des hôpitaux de campagne et l'intégralité des services d'hospitalisation pour les enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère.
K.R



