Le Caire, le 16 mai 2026, WAFA- Les ministres des affaires étrangères des pays arabes ont condamné avec la plus grande fermeté l’assaut de la mosquée bénie d’Al-Aqsa par le ministre extrémiste de l’autorité d’occupation israélienne, Itamar Ben-Gvir, sous la protection renforcée des forces d’occupation.
Le Conseil de la Ligue des États arabes au niveau ministériel a exprimé dans une déclaration aujourd’hui son rejet de cet assaut, notant qu’il coïncide avec le 78e anniversaire de la Nakba du peuple palestinien, leur déplacement forcé hors de leur patrie d’origine, et les incursions massives des milices de colons qui s’en sont suivies, ainsi que les mesures répressives dans la ville occupée de Jérusalem, notamment la fermeture de la vieille ville et l’interdiction faite aux fidèles d’accéder à la mosquée bénie d’Al-Aqsa, ainsi qu’àappelé la marche des drapeaux et y a hissé les drapeaux de l’occupation à l’occasion de l’anniversaire de l’occupation de Jérusalem.
Les ministres des affaires étrangères ont réitéré leur condamnation de ce raid et des pratiques provocatrices qui l’accompagnaient, notamment la levée de drapeaux d’occupation à l’intérieur des cours de la mosquée Al-Aqsa et l’accomplissement de rituels provocateurs à l’intérieur. Ce raid s’inscrit dans le cadre d’une politique officielle systématique et bien réfléchie visant à imposer par la force de nouveaux faits dans la ville occupée de Jérusalem-Est et à saper les droits historiques et juridiques du peuple palestinien, et le statu quo historique et juridique existant ainsi que son impact sur les lieux saints chrétiens et islamiques, y compris la mosquée Al-Aqsa et l’église du Saint-Sépulcre.
Ils ont souligné que ces violations s’inscrivent dans le cadre d’un plan de règlement visant à judaïser la ville, à effacer son identité et à modifier son caractère juridique, culturel et démographique, et la division spatiale et temporelle inacceptable du Noble Sanctuaire en violation claire et en contravention du droit international et une grave provocation des sentiments de millions de croyants à travers le monde.
Ils ont également affirmé que l’État de Palestine exerce une souveraineté juridique totale sur la ville occupée de Jérusalem-Est, qu’Israël n’a aucune souveraineté sur cette ville ou ses lieux saints et que toutes les mesures unilatérales illégales prises par les autorités d’occupation sont nulles et non avenues et sans effet juridique, car elles constituent une grave violation du droit international, des résolutions des Nations unies et de l’avis consultatif de la Cour internationale de justice.
Les ministres arabes des affaires étrangères ont également réitéré que la sainte mosquée d’Al-Aqsa, avec toute sa superficie de 144 dounams, est un lieu de culte réservé exclusivement aux musulmans et que le département des dotations de Jérusalem et des affaires de la mosquée d’Al-Aqsa, affilié au ministère jordanien des dotations, Affaires islamiques et lieux saints, est l’organe juridique ayant compétence exclusive pour gérer les affaires de la mosquée Al-Aqsa et réglementer son accès. Nous mettons en garde contre les conséquences désastreuses de la poursuite des incursions, bouclages et restrictions qui pourraient conduire à une nouvelle escalade et menacer la paix et la sécurité régionales et internationales.
N.S



