Ramallah, le 15 mai 2026, WAFA – La Commission présidentielle suprême pour le suivi des affaires des Églises en Palestine a condamné avec force les incursions répétées dans la mosquée Al-Aqsa ainsi que les violences commises par des colons israéliens contre les habitants du quartier chrétien et d’autres secteurs de la vieille ville de Jérusalem-Est occupée.
Dans un communiqué publié vendredi par son président, Ramzi Khoury, la commission a dénoncé « les provocations continues » menées dans l’enceinte de la mosquée Al-Aqsa par les autorités israéliennes et des groupes de colons.
Elle a également condamné ce qu’elle qualifie « d’attaques violentes » visant les habitants du quartier chrétien et d’autres quartiers de la vieille ville, évoquant des actes d’intimidation, d’incitation à la haine et des agressions contre des Palestiniens et leurs biens.
Selon la commission, ces événements s’inscrivent dans une politique israélienne visant à imposer « une réalité coloniale » à Jérusalem et à modifier le statut historique et juridique de la ville ainsi que de ses lieux saints musulmans et chrétiens.
Le communiqué condamne en particulier l’incursion du ministre israélien d’extrême droite chargé de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, dans l’enceinte de la mosquée Al-Aqsa sous forte protection policière, aux côtés de groupes de colons israéliens.
La commission estime que cette visite constitue une violation du droit international, de la quatrième Convention de Genève et des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, notamment les résolutions 252, 476 et 478 concernant Jérusalem.
Elle affirme également que la concomitance de ces événements avec le 78e anniversaire de la Nakba palestinienne illustre, selon elle, la continuité des politiques de déplacement forcé et d’imposition de faits accomplis contre les Palestiniens.
La commission a appelé les Nations unies, l’Union européenne, le Conseil œcuménique des Églises et les organisations internationales de défense des droits humains à intervenir afin d’assurer la protection des Palestiniens et des lieux saints de Jérusalem.
Elle a enfin souligné que Jérusalem, avec ses lieux saints musulmans et chrétiens, « demeurera au cœur de l’identité palestinienne », affirmant que les politiques fondées sur « l’extrémisme et l’exclusion » ne réussiront pas à effacer l’histoire de la ville ni la présence de ses habitants palestiniens.
H.A



