Jérusalem, le 14 mai 2026, WAFA – Le Département des affaires de Jérusalem de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) a condamné les déclarations incitatrices et dangereuses du député israélien extrémiste Yitzhak Kroizer, qui a appelé publiquement à la « suppression » de la mosquée Al-Aqsa et des mosquées qui s’y trouvent, ainsi qu’à la construction de ce qu’il appelle le « Temple ».
Dans un communiqué publié ce jeudi, le département a estimé que ces propos constituent une escalade sans précédent dans le discours politique et religieux israélien à l’encontre des lieux saints islamiques à Jérusalem occupée.
Il a souligné que la gravité de ces appels est d’autant plus importante au regard des tensions persistantes dans la ville de Jérusalem, à la mosquée Al-Aqsa et dans la vieille ville, concomitamment avec les marches provocatrices des colons, les incursions répétées dans les cours de la mosquée Al-Aqsa, la levée de drapeaux de l’occupation et l’accomplissement de rituels talmudiques au sein de l’esplanade sacrée. Il a également mentionné la marche provocatrice organisée par des colons dans la rue Al-Sawana à Jérusalem occupée, sous la protection de la police israélienne, au milieu de mesures et de restrictions renforcées imposées aux habitants de Jérusalem.
Le département a ajouté que ce qui se déroule ne se limite plus à des pratiques de terrain isolées, mais reflète une orientation politique croissante visant à imposer de nouvelles réalités à Jérusalem, fondées sur la consolidation du contrôle de l’occupation sur la ville et ses lieux saints, ainsi que sur une tentative de remodeler son identité historique et religieuse au service du récit israélien extrémiste.
Il a précisé que les déclarations appelant à la suppression de la mosquée Al-Aqsa constituent une incitation directe à porter atteinte à l’un des lieux saints les plus sacrés de l’islam, une violation flagrante du statu quo historique et juridique, et une provocation grave envers les sentiments de millions de musulmans à travers le monde. Cela intervient alors que se poursuivent les incursions et les marches de colons dans la vieille ville sous protection des forces d’occupation, dans le cadre d’une politique systématique visant à imposer une souveraineté par la force et à élargir la présence coloniale dans la ville sainte.
Le département a mis en garde contre le fait que la poursuite de ces politiques, en l’absence de véritable reddition de comptes internationale, risque de compromettre les perspectives de stabilité et de paix. Il a appelé la communauté internationale, les Nations unies et l’UNESCO à intervenir d’urgence pour mettre fin aux politiques d’incitation et aux violations continues contre Jérusalem et ses lieux saints.
H.A



