Capitales, le 15 mai 2026, WAFA- Le Qatar, l'Organisation de la coopération islamique, l’Arabie saoudite et la Turquie ont condamné l’incursion du ministre israélien d’extrême droite chargé de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, dans l’enceinte de la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem-Est occupée, dénonçant des « provocations » et des violations du statu quo historique et juridique des lieux saints.
Dans un communiqué publié vendredi, le ministère qatari des Affaires étrangères a qualifié cette visite, accompagnée de pratiques jugées provocatrices de la part de colons israéliens sous protection policière, de « violation flagrante du droit international et du droit international humanitaire ».
Doha a estimé que ces actes constituaient une tentative dangereuse d’imposer une nouvelle réalité dans la ville occupée de Jérusalem et dans ses lieux saints islamiques et chrétiens, tout en réaffirmant que la mosquée Al-Aqsa est « un lieu de culte exclusivement réservé aux musulmans ».
De son côté, le secrétariat général de l’Organisation de la coopération islamique a condamné « dans les termes les plus fermes » l’entrée de Ben Gvir dans les cours de la mosquée Al-Aqsa à la tête de groupes de colons, dénonçant le fait que des drapeaux israéliens aient été brandis et des rituels qualifiés de provocateurs accomplis dans l’enceinte du site sous protection des forces israéliennes.
L’organisation a affirmé qu’Israël, en tant que puissance occupante, « n’a aucune souveraineté » sur les territoires palestiniens occupés depuis 1967, y compris Jérusalem-Est et ses lieux saints islamiques et chrétiens, ajoutant que toutes les mesures israéliennes visant à modifier le caractère historique, géographique et démographique de la ville sont considérées comme nulles au regard du droit international.
Le ministère saoudien des Affaires étrangères a également dénoncé ce qu’il a qualifié de « pratiques provocatrices répétées » menées par des responsables israéliens dans la mosquée Al-Aqsa, réaffirmant le rejet catégorique du royaume de toute atteinte au statut historique et juridique de Jérusalem et de ses lieux saints.
Riyad a appelé la communauté internationale à agir pour mettre un terme aux violations visant les lieux saints islamiques et les civils palestiniens, et à demander des comptes aux autorités israéliennes.
La Turquie a, elle aussi, condamné l’incursion menée par Ben Gvir accompagné de colons israéliens, estimant que ces actes risquent « d’aggraver davantage les tensions et l’instabilité dans la région ».
Ankara a exhorté la communauté internationale à assumer ses responsabilités afin de protéger les droits légitimes du peuple palestinien et de prévenir les violations dans Jérusalem-Est occupée et contre ses lieux saints.
Selon un responsable du Waqf islamique de Jérusalem, environ 620 colons israéliens sont entrés dans l’enceinte de la mosquée Al-Aqsa sous protection policière israélienne.
Des images diffusées jeudi montraient Ben Gvir et le député israélien Yitzhak Kroizer brandissant des drapeaux israéliens dans l’enceinte du site.
La mosquée Al-Aqsa est le troisième lieu saint de l’islam. Les Palestiniens revendiquent Jérusalem-Est comme capitale de leur futur État, tandis que la communauté internationale ne reconnaît ni l’occupation israélienne de la ville en 1967 ni son annexion proclamée en 1980.
H.A



