Jérusalem, le 17 mars 2026, WAFA- Les autorités d’occupation continuent de fermer la mosquée bénie d’Al-Aqsa dans la ville occupée de Jérusalem, pour le dix-huitième jour consécutif, sous des prétextes « sécuritaires » liés à l’évolution régionale.
Le gouvernorat de Jérusalem a affirmé son rejet catégorique de cette mesure, expliquant que sa position ne découle pas de l’ignorance des considérations liées à la sécurité des fidèles, ou de la réduction de l’importance de préserver les vies, mais plutôt d’un bien-établi un principe juridique et politique lié à l’organisme exclusivement autorisé à gérer les affaires de la mosquée Al-Aqsa, et tous les autres lieux saints à Jérusalem.
Elle a expliqué que l’administration de la mosquée d’Al-Aqsa, y compris la réglementation de l’entrée et l’ouverture ou la fermeture de ses portes si nécessaire, est l’autorité exclusive du département des dotations islamiques à Jérusalem, affilié au ministère jordanien des dotations, Affaires islamiques et lieux saints. Ceci est basé sur la tutelle hachémite des lieux saints islamiques et chrétiens de Jérusalem, une tutelle internationalement reconnue et même implicitement et pratiquement établie par les autorités d’occupation elles-mêmes à travers des accords qui existent depuis des décennies.
Elle a souligné que l’expérience récente pendant la pandémie (COVID-19) constitue une preuve claire de l’autorité compétente ; La décision de fermer la mosquée Al-Aqsa à cette époque n’a pas été prise par la police d’occupation, mais plutôt par le Département des dotations islamiques lui-même, qui a pris la décision volontairement et de manière responsable, sur la base de son devoir de protéger les fidèles et de limiter la propagation de l’épidémie, et cela confirme que la gestion des affaires de la mosquée, y compris les décisions de fermeture exceptionnelles, est un droit inhérent aux dotations Il ne relève pas des pouvoirs d’une autre partie.
Elle a considéré toute intervention de la police d’occupation dans la fermeture de la mosquée Al-Aqsa ou la détermination des mécanismes pour y accéder comme une violation directe de ces pouvoirs, et une tentative d’imposer une nouvelle réalité qui dépouille le département des dotations de son rôle légal et religieux, et sape l’un des piliers les plus importants de la situation historique et juridique existante à Jérusalem.
Elle a noté que le danger de cette mesure ne réside pas seulement dans la fermeture de la mosquée Al-Aqsa elle-même, mais aussi dans l’établissement d’un précédent dangereux qui ouvre la porte à transformer cette intervention en une politique systématique. Lorsque les services d’occupation monopoliseront la décision d’ouvrir et de fermer les lieux saints, ils pourront à l’avenir suspendre le culte à tout moment, que ce soit sous prétexte de « sécurité » ou en réponse aux pressions des groupes coloniaux cherchant à imposer des faits de judaïsation dans la vieille ville, notamment la mosquée Al-Aqsa.
N.S



