Le Caire, le 29 mars 2026, WAFA – Le Conseil de la Ligue des États arabes, réuni en séance plénière des ministres des Affaires étrangères, a appelé la communauté internationale à faire pression sur Israël, puissance occupante, afin qu’il mette fin au plus vite à son occupation illégale des territoires palestiniens et arabes occupés en 1967, qu’il mette en œuvre la solution à deux États et qu’il réalise l’indépendance de l’État de Palestine dans les frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale.
Le Conseil a également appelé à permettre au peuple palestinien d’exercer ses droits légitimes et inaliénables, ce qui permettrait de mettre fin au conflit israélo-arabe et d’instaurer une paix, une sécurité et une stabilité justes et durables au Moyen-Orient.
Le Conseil a par ailleurs insisté sur la nécessité de mettre en œuvre la solution à deux États, avec la réalisation de l’indépendance de l’État de Palestine dans les frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale, et de permettre au peuple palestinien d’exercer ses droits légitimes et inaliénables.
Dans la déclaration publiée à l'issue de sa 165e session ordinaire, tenue sous la présidence du Royaume de Bahreïn par vidéoconférence, concernant les attaques iraniennes odieuses contre la sécurité et la souveraineté de plusieurs États arabes, le Conseil a souligné la nécessité pour Israël de mettre fin à toutes ses mesures illégales qui compromettent la solution à deux États et de respecter le statu quo historique et juridique à Jérusalem et sur ses lieux saints islamiques et chrétiens.
Le Conseil a notamment insisté sur le rôle du Département des Waqfs de Jérusalem et du Département des Affaires de la Mosquée Al-Aqsa, rattachés au ministère jordanien des Waqfs et des Affaires islamiques, dans le cadre de la tutelle historique hachémite sur ces lieux saints, car il s'agit de la seule entité autorisée à gérer les affaires de la Mosquée Al-Aqsa/Haram al-Sharif, qui constitue dans son intégralité un lieu de culte exclusivement réservé aux musulmans.
Le Conseil a réitéré sa plus ferme condamnation des attaques délibérées et brutales menées par l’Iran au moyen de missiles balistiques et de drones, qui ont ciblé des zones résidentielles, des infrastructures vitales et des cibles civiles, notamment des installations pétrolières et gazières, des usines de dessalement, des aéroports, des infrastructures civiles, des missions diplomatiques et des hôtels.
Ces attaques ont causé d’importantes pertes en vies humaines et des dégâts matériels considérables et ont semé la terreur parmi les citoyens et les résidents des pays visés, constituant une agression flagrante contre la souveraineté des États, une menace pour leur sécurité et une attaque contre leurs populations civiles.
Le Conseil a souligné le droit des États visés à se défendre, individuellement ou collectivement, tel que garanti par l’article 51 de la Charte des Nations Unies. Il a exprimé sa pleine solidarité avec les pays victimes de ces attaques iraniennes perfides, se fondant sur le principe que la sécurité nationale arabe est indivisible, et a affirmé son soutien indéfectible à l’intégrité territoriale, à la souveraineté et à l’indépendance des États arabes.
Il a également exprimé son soutien à tous les efforts et mesures entrepris par les pays visés pour défendre leur territoire, maintenir leur sécurité et protéger leurs citoyens et résidents, y compris leur droit de riposter à ces attaques, et a exprimé sa pleine confiance dans la capacité de ces pays à repousser l'agression.
Le Conseil a affirmé que ces attaques brutales contre des États arabes et musulmans souverains ne sauraient être justifiées sous aucun prétexte, soulignant qu'elles violent tous les principes de bon voisinage et contredisent ouvertement toute notion de fraternité islamique.
Il a averti que ces attaques auraient des répercussions négatives à long terme sur les relations avec les États arabes qui n’étaient pas parties à la guerre, n’y ont pas participé et n’ont pas attaqué l’Iran.
Le Conseil a condamné les actions et mesures provocatrices de l’Iran visant à fermer le détroit d’Ormuz, à perturber la navigation internationale ou à menacer la liberté de navigation dans le détroit de Bab el-Mandeb et les eaux internationales, soulignant que de telles actions compromettraient gravement la stabilité de la région du Golfe, son rôle vital dans l’économie mondiale et l’approvisionnement énergétique, ainsi que la paix et la sécurité internationales.
Le Conseil s’est félicité de l’adoption par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies de la résolution 38 du 25 mars 2026 relative aux conséquences en matière de droits de l’homme des attaques injustifiées lancées par l’Iran contre le Royaume hachémite de Jordanie, les Émirats arabes unis, le Royaume de Bahreïn, le Royaume d’Arabie saoudite, la République d’Irak, le Sultanat d’Oman, l’État du Qatar et l’État du Koweït.
La résolution souligne les graves conséquences des violations flagrantes du droit international et du droit international des droits de l'homme, insiste sur l'importance de prendre les mesures appropriées pour garantir l'obligation de rendre des comptes, condamne toute action ou menace de la République islamique d'Iran qui viole le droit de la mer et exprime sa vive préoccupation concernant les attaques iraniennes contre les infrastructures énergétiques et leurs conséquences potentiellement graves sur l'exercice des droits de l'homme.
Le Conseil a également réaffirmé son soutien à l'unité, à la souveraineté, à l'indépendance et à l'intégrité territoriale du Liban, ainsi qu'à la nécessité d'étendre la pleine autorité de l'État libanais sur l'ensemble de son territoire, renforçant ainsi ses institutions constitutionnelles et préservant la sécurité et la stabilité nationales.
Le Conseil de la Ligue des États arabes, réuni au niveau ministériel, a tenu aujourd'hui, dimanche, une réunion consacrée à l'examen des attaques iraniennes contre le Royaume hachémite de Jordanie, les Émirats arabes unis, le Royaume de Bahreïn, le Royaume d'Arabie saoudite, le Sultanat d'Oman, l'État du Qatar, l'État du Koweït et la République d'Irak.
Le Conseil a également souligné l'importance de maintenir des consultations arabes continues et une coordination permanente pour suivre l'évolution de la crise, évaluer ses derniers développements et explorer les possibilités de la résoudre d'une manière conforme aux intérêts arabes.
F.N



