Jérusalem, le 31 mars 2026, WAFA- Le gouvernorat de Jérusalem a mis en garde contre le plan colonial n° (1627/7) connu sous le nom de "Hay Shami", le considérant comme un outil avancé pour réorganiser la présence bédouine dans le désert du gouvernorat, dans le cadre des politiques d’occupation israéliennes en cours visant à changer la réalité géographique et démographique à l’est de la ville occupée au profit de projets coloniaux expansionnistes, notamment le Projet (E1).
Le gouvernorat a expliqué dans un communiqué publié aujourd’hui, mardi, que les autorités d’occupation ont déposé le plan le 25 mars 2026 par l’intermédiaire du soi-disant Sous-comité de la planification et des permis affilié au Conseil suprême de la planification dans l'« Administration civile », ciblant les terres de la ville d’Abu Dis dans le bassin n° (4), dans les zones de : Dhahr Al-Raghabna, Manazel Ali, Batin Bishara, Umm Al-Shakhalib et Dhahr Al-Qarat, sur une superficie estimée à environ 169,9 dounams.
Le gouvernorat a également ajouté que le plan vise à transformer le terrain de ses utilisations agricoles et ouvertes en un quartier résidentiel urbain sous la classification « Sakan B », avec environ 79 dounams alloués à la construction résidentielle et plus de 35 dounams pour le réseau routier, et imposant une densité urbaine allant jusqu’à 12 logements par dunum, avec des hauteurs pouvant aller jusqu’à 6 étages.
Le gouvernorat a confirmé que le plan cible directement les communautés bédouines, y compris Khan al-Ahmar, Abu al-Nawwar et Arab al-Jahalin, en plus des communautés de Wadi Jamal, Jabal al-Baba, Wadi Snesel, et Bir al-Maskoub, dans le but de les déplacer de force vers une communauté urbaine fermée, ce qui entraînerait le démantèlement de leur structure sociale et la destruction de leur économie de pâturage.
Le gouvernorat de Jérusalem a souligné que le plan représente une extension des politiques d’expulsion forcée depuis 1997, soulignant que les affirmations de l’occupation concernant l’approbation des représentants des groupes bédouins ne sont pas crédibles, en l’absence de conditions pour une approbation gratuite et préalable.
Le gouvernorat a indiqué que le plan est directement lié au projet de colonisation (E1), qui vise à relier la colonie de Ma’ale Adumim à la ville de Jérusalem et à séparer le nord de la Cisjordanie de son sud, qui sape la possibilité d’établir un État palestinien géographiquement continu, expliquant que la présence bédouine est un obstacle à la mise en œuvre de ce projet, ce qui explique son ciblage par des politiques de démantèlement et de suppression.
Le gouvernorat a confirmé que le plan viole le droit international humanitaire, y compris l’interdiction absolue des transferts forcés conformément à la quatrième Convention de Genève, et le droit à un logement et des moyens de subsistance adéquats, ainsi que de violer les règles interdisant la colonisation dans les territoires occupés.
N.S



