Amman, le 6 mai 2026, WAFA – Un sommet trilatéral réunissant la Jordanie, Chypre et la Grèce a réaffirmé que la mise en œuvre de la solution à deux États demeure « la seule voie » vers une paix juste et durable au Moyen-Orient, tout en condamnant les mesures unilatérales israéliennes dans les territoires palestiniens occupés.
Dans une déclaration conjointe publiée à l’issue de la cinquième réunion trilatérale tenue mercredi dans la capitale jordanienne, le roi de Jordanie Abdallah II, le président chypriote Nikos Christodoulides et le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis ont souligné que l’établissement d’un État palestinien indépendant et souverain, vivant en paix et en sécurité aux côtés d’Israël, conformément au droit international et aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, constitue la base indispensable d’un règlement durable.
Les dirigeants ont fermement dénoncé les politiques israéliennes unilatérales « illégales » en Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem-Est, estimant qu’elles compromettent directement la viabilité de la solution à deux États.
Ils ont également réitéré le caractère illégal des colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés, appelant à un arrêt total de l’expansion coloniale, à la cessation des confiscations de terres et à la fin des violences croissantes des colons contre les Palestiniens.
Le communiqué rejette en outre toute tentative d’annexion de tout ou partie de la Cisjordanie, ainsi que tout projet de déplacement forcé de la population palestinienne.
Concernant Jérusalem, les trois pays ont insisté sur la nécessité de préserver le statu quo historique et juridique des lieux saints musulmans et chrétiens, et de garantir un accès sûr aux fidèles. Chypre et la Grèce ont, à cet égard, exprimé leur soutien à la tutelle hachémite sur ces lieux saints.
Sur la situation à Gaza, la déclaration appelle à la mise en œuvre intégrale du plan global proposé par le président américain Donald Trump, ainsi que de la résolution 2803 du Conseil de sécurité, afin de mettre fin à la grave crise humanitaire, de créer les conditions propices au relèvement rapide et à la reconstruction, et d’ouvrir une perspective crédible pour l’autodétermination des Palestiniens.
Les signataires ont également insisté sur la nécessité d’assurer un acheminement suffisant, sûr et sans entraves de l’aide humanitaire vers la bande de Gaza.
Enfin, ils ont souligné le rôle essentiel de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), appelant à garantir la poursuite de ses activités conformément à son mandat onusien, notamment par un financement adéquat et durable, tout en condamnant toute mesure visant à entraver son action ou à limiter sa capacité opérationnelle.
H.A



