Jérusalem, le 10 mai 2026, WAFA- Le Centre catholique pour les droits de l’Homme « Sainte-Ève » a réussi à obtenir une décision urgente de la Cour suprême israélienne de suspendre temporairement la démolition d’environ 50 magasins à l’entrée de la ville d’Al-Eizariya, après des poursuites judiciaires intensives qui se sont poursuivies vendredi et samedi derniers.
La décision est intervenue après que les avocats Nasrat Dakour et Haitham Khatib, représentants du Centre Saint-Yves, ont soumis une requête urgente à la Cour suprême, dans une tentative de stopper les démolitions qui devaient être effectuées dimanche matin.
Mercredi dernier, les propriétaires de magasins ont reçu des rapports verbaux sur l’évacuation de leurs magasins en préparation de leur démolition, ce qui a incité beaucoup d’entre eux à vider leurs marchandises dans un état d’anxiété et d’anticipation, d’autant plus que la majorité des magasins n’avaient pas reçu d’ordre de démolition légal préalable, alors que certains d’entre eux faisaient un suivi de leurs affaires par l’intermédiaire d’avocats privés.
Le Centre Saint Yves a confirmé que la pétition soulève des questions juridiques fondamentales sur la base juridique sur laquelle les autorités d’occupation s’appuient pour mener à bien les opérations de démolition, notant que toute allégation liée à l’absence de permis exige, conformément à la législation jordanienne en vigueur dans la région, l’émission de notifications officielles et la possibilité pour les propriétaires de magasins de présenter des demandes de licence et des objections juridiques.
Le centre a ajouté que l’objectif de la pétition est également de donner aux propriétaires de magasins une réelle opportunité de faire face au projet lié à ce qui est connu sous le nom de « Texture of Life Street », pour lequel les ordres de démolition sont censés être liés à des travaux de construction et d’expansion.
Saint-Yves a souligné que ses équipes juridiques ont continué à travailler 24 heures sur 24, croyant en la nécessité de ne pas laisser les citoyens seuls face à l’escalade des politiques de démolition dans la zone C de la Cisjordanie, exprimant son espoir que la décision de gel constituerait une première étape qui permettrait aux citoyens de défendre leurs droits juridiques et humains par les voies judiciaires et de plaidoyer disponibles.
N.S



