Accueil PLO 22/June/2026 03:06 PM

Trois immeubles rasés à Kafr Aqab : l’OLP dénonce une stratégie de « reconfiguration démographique »

Jérusalem , le 22 juin 2026, WAFA – Le département des Affaires de Jérusalem de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) a condamné lundi la démolition par les autorités israéliennes de trois immeubles résidentiels dans la localité de Kafr Aqab, au nord de Jérusalem-Est occupée, estimant qu’elle s’inscrivait dans une politique visant à affaiblir la présence palestinienne dans la ville.

Dans un communiqué, l’instance palestinienne a dénoncé une « politique coloniale systématique » destinée, selon elle, à remodeler la réalité démographique et géographique de Jérusalem au profit du projet de colonisation israélien.

Selon le département, les démolitions de logements ne relèvent plus uniquement de considérations administratives ou juridiques, mais constituent désormais un instrument central d’une stratégie visant à réduire la présence palestinienne dans la ville. L’organisation accuse Israël de priver les Palestiniens de leur droit au logement et à la construction, tout en imposant des conditions de vie susceptibles de les pousser au déplacement forcé ou à l’émigration.

L’OLP affirme que ces démolitions interviennent dans un contexte d’escalade plus large à Jérusalem, marqué, selon elle, par l’accélération de la colonisation, les confiscations de terres, l’intensification des incursions dans l’enceinte de la mosquée Al-Aqsa et le renforcement des restrictions imposées aux habitants palestiniens.

Le département a également souligné que les quartiers palestiniens situés derrière la barrière de séparation israélienne, notamment Kafr Aqab, faisaient l’objet d’une attention particulière dans le cadre de projets visant, selon lui, à redessiner la carte démographique de Jérusalem et à consolider l’annexion de la ville, une mesure non reconnue par la communauté internationale.

L’organisation palestinienne a estimé que la poursuite des démolitions, des expulsions forcées et des saisies de terres constituait une violation du droit international et menaçait la présence palestinienne à Jérusalem-Est.

Elle a appelé les Nations unies, l’Union européenne et les acteurs internationaux à dépasser les simples condamnations verbales et à prendre des mesures concrètes pour mettre fin à ces pratiques, assurer une protection internationale aux Palestiniens de Jérusalem et demander des comptes à Israël pour les violations dénoncées.

Israël considère l’ensemble de Jérusalem comme sa capitale indivisible, tandis que les Palestiniens revendiquent Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, comme capitale de leur futur État. L’annexion de Jérusalem-Est n’a jamais été reconnue par les Nations unies.

H.A

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