Ramallah, le 27 juin 2026, WAFA- Le président de l’État de Palestine, Mahmoud Abbas, a envoyé des lettres importantes à Sa Sainteté le pape Léon XIV, à Sa Majesté le roi Abdallah II du Royaume hachémite de Jordanie et à un certain nombre de dirigeants, au cours de laquelle il les a informés des conditions dangereuses dans la ville occupée de Jérusalem-Est et des violations commises par les autorités d’occupation israéliennes, en particulier les mesures prises par la municipalité israélienne de Jérusalem qui violent le droit international à l’encontre des églises et des institutions religieuses dans Jérusalem-Est occupée.
Les messages du président comprenaient : le roi jordanien Abdallah II bin Al Hussein, le président français Emmanuel Macron, Sa Sainteté le pape Léon XIV, les premiers ministres de la Grèce, de l’Espagne, de la Belgique, de l’Italie et de la Grande-Bretagne, le président russe et le secrétaire général des Nations unies.
Dans ses lettres, le Président a mis en garde contre le danger que représentaient les mesures israéliennes consistant à tenter d’imposer une taxe foncière municipale connue sous le nom d'"Arnona" sur les églises, soulignant que cette mesure constituait une violation flagrante et sans précédent du statut juridique et historique "statico" existant, et un ciblage direct de la présence chrétienne et des institutions religieuses dans la Ville sainte.
Le président a souligné que la ville de Jérusalem jouit d’un statut juridique international distingué dans le cadre du droit international, qui a reçu le soutien de la communauté internationale depuis le plan de partage en 1947, en plus du fait que la communauté internationale reconnaît Jérusalem-Est comme faisant partie intégrante du territoire palestinien occupé depuis 1967.
Monsieur le Président, il a fait référence aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies, en particulier les résolutions 242, 252, 267, 338, 476, 478 et 2334, qui ont toutes affirmé que l’acquisition de territoires par la force est interdite et que les actions unilatérales d’Israël visant à modifier le caractère, statut juridique, composition démographique ou institutions de la Ville de Jérusalem sont nuls et non avenus et sans effet juridique.
Dans ce contexte, le Président a souligné qu’aucune mesure prise par les autorités d’occupation ne peut être interprétée comme accordant à Israël une souveraineté ou une juridiction juridique ou judiciaire sur la ville occupée de Jérusalem-Est ou sur ses institutions religieuses et ses dotations islamiques et chrétiennes, appel aux Églises à ne pas accepter ces mesures unilatérales ni conclure de quelconques accords avec les autorités d’occupation à leur sujet, en raison des risques qui en résultent, affectant le statut juridique de la ville et menaçant les accords bilatéraux existants.
N.S


