Ramallah, le 3 juillet 2026, WAFA – Des colons israéliens ont attaqué, vendredi matin, des habitants du village d’Abu Falah et de la localité de Turmus Ayya, au nord-est de Ramallah, faisant plusieurs blessés parmi des militants solidaires, selon des sources locales.
Une marche avait été organisée par des habitants de Turmus Ayya et d’Abu Falah afin de permettre aux propriétaires fonciers d’accéder à leurs terres menacées dans la zone de « al-Badoud », avec la participation de militants étrangers.
Selon ces sources, des dizaines de colons ont attaqué les participants sur la route reliant les deux localités, les empêchant d’atteindre leurs terres visées par des tentatives de confiscation. Des violences physiques ont été signalées contre des civils palestiniens et des militants étrangers, notamment l’utilisation de spray au poivre.
Un homme âgé ainsi que plusieurs militants ont été blessés lors de l’attaque.
Par ailleurs, des colons ont pris d’assaut les abords de maisons à la périphérie du village d’Al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, sous la protection des forces israéliennes, selon les mêmes sources.
Depuis le 8 octobre 2023, la Cisjordanie occupée connaît une détérioration marquée de la situation sécuritaire, caractérisée par une intensification des opérations militaires israéliennes et une hausse des attaques attribuées à des colons.
Selon des chiffres officiels palestiniens, la Cisjordanie occupée — notamment les zones autour de la Cisjordanie occupée — a enregistré une hausse marquée des violences : 1 173 Palestiniens ont été tués, 12 666 autres blessés, environ 23 000 personnes arrêtées et près de 33 000 déplacées depuis le début de cette période.
Ces données traduisent une dégradation continue de la situation sécuritaire et humanitaire, marquée par des raids réguliers, des arrestations massives, des opérations militaires dans les villes et villages palestiniens, ainsi que des attaques de colons contre des communautés rurales, des terres agricoles et des infrastructures civiles.
Dans ce climat, les autorités et organisations palestiniennes avertissent que cette escalade s’inscrit dans une dynamique plus large visant à modifier la réalité démographique et territoriale sur le terrain. Elles estiment que la multiplication des violences et des déplacements forcés pourrait ouvrir la voie à une annexion de facto, voire de jure, de la Cisjordanie par Israël.
Une telle évolution, selon ces mises en garde, compromettrait gravement la perspective d’un État palestinien indépendant, pourtant envisagé dans le cadre des résolutions des Nations unies, notamment celles du Conseil de sécurité de l’United Nations Security Council, qui appellent à une solution à deux États fondée sur les frontières de 1967.
Dans ce contexte, les tensions sur le terrain continuent de s’aggraver, alimentant les craintes d’une transformation durable du statut juridique et politique de la Cisjordanie occupée.
H.A



