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Accueil Politique 27/July/2026 08:05 PM

La Mission palestinienne à Genève appelle à une action internationale urgente pour mettre fin au terrorisme des colons et à l'occupation

La Mission palestinienne à Genève appelle à une action internationale urgente pour mettre fin au terrorisme des colons et à l'occupation
L'Observateur permanent de l'État de Palestine auprès des Nations Unies à Genève, l'Ambassadeur Ibrahim Khraishi,

 

 

Genève, le 27 juillet 2026, WAFA – L'Observateur permanent de l'État de Palestine auprès des Nations Unies à Genève, l'Ambassadeur Ibrahim Khraishi, a adressé lundi, une lettre urgente aux missions permanentes auprès de l'Office des Nations Unies à Genève ainsi qu'à plusieurs organisations et instances internationales. Il les exhorte à agir d'urgence pour enrayer la montée du terrorisme des colons et mettre fin à l'occupation israélienne des territoires palestiniens.

Cette lettre est adressée au Haut-Commissaire aux droits de l'homme, à l'Unité des procédures spéciales du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme, au Président du Comité international de la Croix-Rouge, aux Directeurs généraux de l'Organisation mondiale de la Santé et de l'Organisation internationale du Travail, au Président de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, à la Division des organes conventionnels du Haut-Commissariat aux droits de l'homme, à l'Unité d'appui à la mise en œuvre du Traité sur le commerce des armes et à la Mission permanente de la Suisse, État dépositaire des Conventions de Genève.

La mission a mis en garde contre l'escalade catastrophique des attaques menées par les colons et l'armée israélienne en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est, soulignant que ces attaques s'inscrivent dans le cadre de la guerre d'extermination menée contre le peuple palestinien dans le territoire palestinien occupé.

La mission a expliqué que, suite à l'attaque terroriste perpétrée contre le village de Tell, le gouvernement israélien a imposé une série de mesures de répression collective, notamment des démolitions de maisons, un durcissement des restrictions à la liberté de circulation et la légalisation de nouveaux avant-postes de colonisation.

Ces mesures sont intervenues parallèlement à une intensification des incitations officielles à la haine et aux appels au déplacement forcé, à l'annexion de la Cisjordanie et au sabotage des perspectives d'un État palestinien indépendant.

La lettre a souligné que les attaques des colons constituent un outil essentiel du système d'occupation, notant que l'armement des colons et la protection politique et juridique dont ils bénéficient ont contribué à l'escalade des attaques contre les civils palestiniens, leurs biens et leurs terres, créant ainsi un climat de coercition propice au déplacement forcé et à une annexion de facto.

L’ambassadeur Khraishi a appelé la communauté internationale à prendre des mesures concrètes pour contraindre Israël à respecter le droit international et à appliquer l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice ainsi que les résolutions pertinentes des Nations Unies, afin de mettre fin à l’occupation et d’évacuer tous les colons du territoire palestinien occupé.

Il a également insisté sur la nécessité de soutenir les efforts visant à établir les responsabilités et à mener des enquêtes sur les responsables du terrorisme perpétré par les colons, en particulier ceux qui possèdent la double nationalité.

La lettre exigeait en outre l’arrêt de toute forme de soutien économique au projet de colonisation, notamment l’interdiction du commerce avec les colonies et l’interdiction pour les entreprises de contribuer à la construction de colonies, à la confiscation de terres ou à l’exploitation des ressources.

Elle invitait les États à utiliser la base de données du Conseil des droits de l’homme sur les entreprises opérant dans les colonies comme outil de responsabilisation.

La lettre demandait également l’arrêt de la vente et du transfert d’armes, de munitions et d’équipements militaires à Israël, ainsi que des mesures visant à empêcher leur transfert aux milices de colons.

En conclusion, la mission de l’État de Palestine a souligné la nécessité de renforcer les mécanismes de surveillance et de documentation des violations, notamment en permettant aux organisations internationales d’opérer dans le territoire palestinien occupé, en garantissant l’accès à la Commission internationale d’enquête indépendante, au Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme dans le territoire palestinien occupé et au Comité international de la Croix-Rouge, et en prenant des mesures concrètes pour renforcer la protection internationale des civils palestiniens et prévenir de nouvelles violations.

La mission a averti que l’inaction persistante de la communauté internationale consoliderait l’impunité, compromettrait les perspectives de mise en œuvre de la solution à deux États et affaiblirait le système juridique international et l’ordre multilatéral.

F.N

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