Ramallah, le 10 septembre 2026, WAFA – Le Président de l’État de Palestine et Président du Fatah, Mahmoud Abbas, a affirmé que la responsabilité première des dirigeants et du mouvement palestiniens, est de protéger le peuple palestinien, de renforcer sa résilience, de préserver l’unité de son territoire et de ses institutions, et de contrecarrer les projets de déplacement et d’annexion.
Cette déclaration a été faite lors de sa présidence de la première session du Conseil révolutionnaire du Fatah (« Session de fermeté et de résilience »), qui s’est tenue ce jeudi au siège de la présidence à Ramallah, simultanément aux sessions du Caire et de Beyrouth.
Dans son discours d’ouverture, le Président a félicité les membres élus à la Huitième Conférence du Fatah, leur souhaitant plein succès dans l’exercice de cette lourde responsabilité : « assurer le suivi de la mise en œuvre des résolutions de la conférence, contrôler l’action du mouvement, renforcer son unité, développer son action et préserver son rôle moteur dans le projet national palestinien. »
Le Président a déclaré : « Nous nous réunissons aujourd'hui alors que notre peuple est confronté à des circonstances extrêmement difficiles et complexes, marquées par l'occupation, l'agression et la colonisation continues, ainsi que par des tentatives de saper nos institutions nationales et d'imposer une réalité qui menace notre terre, notre existence et l'avenir de notre État. »
M. Abbas a souligné que la fermeté de notre peuple et sa résistance populaire pacifique dans tous les villages et villes soumis aux attaques de l'occupant et de ses colons constituent la première ligne de défense de notre terre et méritent tout le soutien et l'assistance possibles.
Le président a mis en garde contre le plan de colonisation E1, qui vise à séparer le nord de la Cisjordanie de son sud, à isoler Jérusalem-Est de ses environs et à compromettre la possibilité d'établir un État indépendant et géographiquement contigu. Il a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités pour stopper ce plan.
Le Président a insisté sur la nécessité de préserver le statut historique et juridique des lieux saints islamiques et chrétiens de Jérusalem et d'Hébron, et a rejeté toutes les mesures visant à modifier l'identité de ces lieux saints ou à porter atteinte à la liberté de culte qui s'y trouve.
M. Abbas a souligné que le blocage par Israël de plus de six milliards de dollars de nos fonds palestiniens, ainsi que ses mesures visant à saper les institutions de l'Autorité palestinienne, ne constituent pas une simple pression financière, mais s'inscrivent dans une politique destinée à affaiblir la capacité de notre peuple à survivre et à persévérer, et à le pousser à l'exil.
Le Président a affirmé qu'il poursuit ses contacts avec les instances internationales, l'Union européenne et ses États membres afin d'obtenir le déblocage de nos fonds, l'arrêt de la colonisation et des mesures unilatérales, et la mise en œuvre de mesures concrètes pour préserver la solution à deux États.
Concernant la bande de Gaza, M. Abbas a réitéré la nécessité de la mise en œuvre immédiate et intégrale de la deuxième phase du plan du Président Trump, incluant un cessez-le-feu, un retrait complet d'Israël, la reprise sans entrave de l'aide humanitaire, le lancement des opérations de relèvement et de reconstruction, et la capacité des institutions palestiniennes à assumer pleinement leurs responsabilités dans la bande de Gaza.
Le Président a déclaré : « Nous n'accepterons aucune atteinte à l'unité du territoire palestinien ni aux institutions souveraines de l'État de Palestine », soulignant que Gaza fait partie intégrante de notre État. Il a ajouté que le mandat des organes de transition du Conseil de paix est limité dans le temps et ne doit en aucun cas se substituer à la légitimité palestinienne ni conduire à la séparation de la bande de Gaza de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est.
Concernant le Programme national de réforme, le Président a affirmé la poursuite de sa mise en œuvre et le respect de ses dispositions essentielles. Il a indiqué que le gouvernement poursuit un programme global de développement de la gouvernance et de l'administration publique, en coordination avec l'Union européenne et les partenaires internationaux.
M. Abbas a souligné que la réforme n'est pas une réponse à des pressions extérieures, mais un choix national découlant de notre responsabilité envers notre peuple et de notre engagement à bâtir les institutions d'un État moderne et démocratique, fondé sur l'État de droit, la transparence, la responsabilité, la lutte contre la corruption et l'autonomisation des femmes et des jeunes.
Le Président a affirmé que le renouvellement de la légitimité nationale par le biais d'élections est un élément fondamental de notre projet politique et démocratique et de notre lutte pour préserver l'unité de notre peuple, de notre terre et de nos institutions.
Il a déclaré : « Nous avons organisé des élections de jeunes, convoqué la huitième Conférence du Fatah, tenu des élections pour les conseils locaux, l'Union générale des étudiants palestiniens et plusieurs syndicats professionnels, et fixé la date des élections législatives au 28 novembre. »
Et d’ajouter, « Les comités chargés des élections du Conseil national palestinien ont entamé leurs travaux en vue d'élire 150 membres de l'étranger, et finalisent actuellement l'accord concernant les 67 membres qui représenteront les factions et institutions de l'OLP, ainsi que des indépendants palestiniens, permettant ainsi au Conseil national de se réunir avant la fin de l'année. »
M. Abbas a souligné que ces élections ne constituent pas une simple formalité, mais un combat politique et démocratique pour affirmer l'unité du peuple palestinien, l'unité de sa terre, son droit à l'autodétermination et le renouvellement de ses institutions nationales, fondé sur le partenariat, la responsabilité et un programme national unifié.
Sur le plan politique et international, le Président a réaffirmé la poursuite de la collaboration avec la coalition internationale pour la mise en œuvre de la solution à deux États et la présidence de la conférence internationale sur la paix afin d'assurer le suivi de la mise en œuvre de la Déclaration de New York et de traduire les engagements internationaux en mesures concrètes pour mettre fin à l'occupation et établir un État palestinien indépendant, conformément au droit international.
M. Abbas a ajouté : « Nous œuvrons à élargir le cercle de la reconnaissance de l'État de Palestine. Le nombre de pays le reconnaissant s'élève désormais à 160 dans le monde, et nous continuons de renforcer nos relations avec les pays qui ne l'ont pas encore reconnu, notamment plusieurs pays européens, dont l'Italie, les Pays-Bas et l'Allemagne. Nous préparons les réunions de New York du 24 septembre, où nous poursuivrons la mobilisation du soutien international en faveur des droits de notre peuple, assurerons le suivi de la mise en œuvre de la Déclaration de New York et soulignerons que la reconnaissance de l'État de Palestine doit s'accompagner de mesures concrètes pour mettre fin à l'occupation, à la colonisation et à l'annexion. »
M. Abbas a souligné que nous restons attachés à la voie de la paix, mais que celle-ci ne saurait se fonder sur la poursuite de l'occupation, la confiscation des terres, le déplacement de la population ou le déni des droits nationaux de notre peuple.
Le Président a déclaré : « Quelles que soient les difficultés rencontrées, elles ne nous contraindront ni à renoncer à nos droits ni à quitter notre terre. Notre combat aujourd'hui est un combat pour la survie et la fermeté, pour la protection de notre peuple, de notre terre et de nos institutions, jusqu'à l'obtention de notre indépendance nationale. »
Il a ajouté : « Nous continuerons d'œuvrer par tous les moyens politiques, diplomatiques, juridiques et de résistance populaire pacifique pour préserver l'unité de notre peuple et de notre terre, empêcher les déplacements de population et les annexions, et rester fidèles à nos principes. »
F.N



