Ramallah, le 13 août 2026, WAFA – Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme dans le territoire palestinien occupé a déclaré que les attaques de colons et les incursions dans les habitations palestiniennes ont atteint un niveau intolérable.
Le Haut-Commissariat a appelé les autorités d’occupation israéliennes à déporter les colons qui commettent des violences contre des milliers de Palestiniens, s’emparent illégalement de terres palestiniennes et étendent les colonies.
Dans un communiqué publié jeudi soir, le Haut-Commissariat a expliqué que l’établissement d’un avant-poste de colonie israélien près de la ville de Qusra, au sud de Naplouse, en novembre 2025, a été suivi, selon des informations, par la prise de contrôle, par les colons, de la zone située à l’ouest de la ville, dans la zone B.
Cette situation a coïncidé avec une escalade des attaques de colons contre les Palestiniens, notamment des cambriolages, des agressions physiques, des actes de vandalisme, des vols et des incendies criminels, dont une attaque contre une mosquée locale.
Le communiqué souligne qu'un des cas les plus marquants de violence de colons s'est produit en juillet dernier, lorsque des colons d'un avant-poste situé dans la zone de Ras al-Aïn, à Qusra, ont coupé l'eau et l'électricité de trois maisons palestiniennes voisines.
Et d’ajouter que le 9 août, les colons ont fermé tous les portails et accès à ces maisons, ont installé une tente entre elles et ont empêché les habitants d'entrer ou de sortir. Trois familles palestiniennes, soit une quinzaine de personnes, dont au moins deux enfants, se sont ainsi retrouvées piégées chez elles, vivant dans la peur et privées d'eau, d'électricité et de produits de première nécessité.
Selon le bureau du procureur, les familles ont demandé l'intervention des forces israéliennes présentes sur place, mais celles-ci n'ont pas répondu. De plus, il semblerait que les forces israéliennes aient empêché les secouristes, les militants solidaires et les journalistes d'atteindre les familles.
Selon le Haut-Commissariat, les familles ont demandé l'intervention des forces israéliennes présentes sur place, mais celles-ci n'ont pas répondu. Il semble même que les forces israéliennes aient empêché les secouristes, les militants solidaires et les journalistes d'atteindre les familles.
Le Haut-Commissariat a noté que des images vidéo montraient des soldats en train de prier aux côtés de colons sur le site. Le 12 août, les soldats ont démantelé la tente des colons sans les déloger eux-mêmes, qui, jeudi, encerclaient toujours les maisons.
Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme a déclaré que ces actes criminels perpétrés par des colons, avec le soutien ou l'approbation tacite d'Israël, la puissance occupante, rendent la vie insupportable aux familles palestiniennes et visent clairement à les contraindre à quitter leurs foyers et leurs terres. Le Haut-Commissariat a averti que le temps presse pour ces trois familles, menacées de déplacement forcé.
Il a rappelé que la Cour internationale de Justice a affirmé que toutes les colonies israéliennes sont illégales et qu'Israël doit cesser toute activité de colonisation, évacuer tous les colons, y compris ceux qui terrorisent les Palestiniens à Qusra et Jalud, et mettre fin à sa présence illégale en Cisjordanie.
Le Bureau a souligné qu'Israël doit, dans l'intervalle, respecter ses obligations en vertu du droit international afin d'assurer la sécurité de la population palestinienne locale. Cela implique de prévenir et d'enquêter sur les attaques perpétrées par des colons présents illégalement en Cisjordanie et de veiller à ce que tous les responsables de ces attaques, de leur soutien ou de leur tolérance soient tenus pour responsables, notamment par l'imposition de sanctions proportionnées aux violations commises.
F.N



