Le Caire, 7 septembre 2026 (WAFA) – Le Comité ministériel arabe chargé de l’action arabe pour contrer les politiques et mesures israéliennes illégales à Jérusalem occupée a tenu sa onzième réunion lundi dans la capitale égyptienne, le Caire, sous la présidence du ministre jordanien des Affaires étrangères, Ayman Safadi, et avec la participation de l’Irak, qui assure actuellement la présidence du Sommet arabe, de l’Algérie, de l’Arabie saoudite, de la Palestine, du Qatar, de l’Égypte, du Royaume du Maroc, de la Tunisie, de Bahreïn, en tant que membre arabe non permanent du Conseil de sécurité, de la Somalie, en tant que membre du Conseil de sécurité, ainsi que du secrétaire général de la Ligue arabe.
Le comité, réuni en marge de la 166e session ordinaire du Conseil des ministres arabes des Affaires étrangères, a examiné les mesures israéliennes illégales visant à modifier l'identité arabe, islamique et chrétienne de Jérusalem occupée, ainsi que le statut juridique et historique de la ville et de ses lieux saints islamiques et chrétiens, notamment la mosquée Al-Aqsa/Haram al-Sharif et le quartier de Sheikh Jarrah. Il a décidé de former un comité ministériel arabe chargé d'agir et de dialoguer avec les États membres permanents du Conseil de sécurité et d'autres pays, en particulier ceux ayant une influence internationale, afin d'élaborer une action commune pour mettre fin aux politiques et violations systématiques d'Israël.
Les recommandations émises à l'issue de la réunion ont souligné la nécessité d'intensifier les efforts pour exiger que la communauté internationale, et en particulier le Conseil de sécurité, assume ses responsabilités et adopte une position internationale ferme contraignant Israël, en tant que puissance occupante, à mettre fin à ses violations continues et à ses pratiques illégales et illégitimes à l'égard des lieux saints islamiques et chrétiens de Jérusalem, à ses violations du caractère sacré des lieux saints, au respect du droit à la liberté de culte, au respect du statut historique et juridique de la ville de Jérusalem et de ses lieux saints islamiques et chrétiens, ainsi qu'au respect des résolutions pertinentes des Nations Unies.
Les participants ont appelé à poursuivre les efforts visant à mobiliser une position internationale efficace contre les tentatives d’Israël de modifier le statu quo historique et juridique de la mosquée Al-Aqsa/Haram al-Sharif, notamment en renforçant l’action des organisations régionales et internationales pour continuer à documenter les violations israéliennes à Jérusalem et sur les lieux saints, ainsi que les violations par Israël du droit international, du droit international humanitaire et de la Charte des Nations Unies.
Ils ont souligné la nécessité de renforcer les efforts arabes et les contacts diplomatiques avec les acteurs internationaux influents afin de promouvoir l'imposition de mesures restrictives et dissuasives pour mettre fin aux attaques contre les lieux saints, stopper le terrorisme des colons et veiller à ce que les autorités d'occupation israéliennes soient tenues responsables de leurs violations et crimes dans la ville occupée de Jérusalem, et d'œuvrer à l'adoption d'une position internationale ferme à l'égard de ces pratiques, tout en mettant en garde contre les graves conséquences de leurs répercussions sur la paix et la sécurité dans la région et dans le monde entier.
Ils ont souligné l'importance de soutenir la détermination des Jérusalémites et de leur donner les moyens de relever les défis et de consolider leur présence dans leur ville, en leur fournissant toutes les formes de soutien au développement, et en renforçant et protégeant la résilience des institutions palestiniennes à Jérusalem.
Ils ont salué l’initiative de l’État du Qatar visant à mettre en place un mécanisme institutionnel durable, comprenant une plateforme médiatique pour surveiller, documenter et dénoncer les violations israéliennes contre les lieux saints et les fidèles, et pour expliquer leurs graves répercussions. Ils ont également chargé le Secrétariat général, en coordination avec les États membres, d’assurer le suivi de l’activation de ce mécanisme et d’en définir les modalités de fonctionnement et les sources de financement. Ils ont appelé au lancement d’une campagne diplomatique et médiatique arabe et internationale coordonnée afin de dénoncer les violations israéliennes à Jérusalem et dans les territoires palestiniens occupés et de mobiliser la pression internationale pour y mettre fin. Ils ont enfin chargé le Secrétariat général de se coordonner avec les États membres pour élaborer une vision concrète de sa mise en œuvre et en déterminer les sources de financement.
Il convient de noter que ce comité a été constitué conformément à la résolution n° 8860 du Conseil de la Ligue arabe, adoptée lors de la session ministérielle extraordinaire du 11 mai 2021, relative à l’agression israélienne contre Jérusalem-Est occupée et ses habitants.
La réunion s'est déroulée en présence du représentant de l'État de Palestine auprès de la Ligue arabe, l'ambassadeur Muhannad Al-Aklouk, et du premier conseiller Rizq Al-Za'anin, membre de la délégation palestinienne auprès de la Ligue arabe.
R.N



